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 Fatal corner ?

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Kim Na Ra
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MessageSujet: Fatal corner ?   Mer 3 Nov - 12:31

Fatal corner ?




Le psychologue l'avait prédit : arriverait un moment où Na Ra éprouverait l'irrésistible envie de retourner vers les lieux de l'accident. Ça en devenait presque un besoin, une obsession. La jeune fille résista plusieurs semaines mais l'idée finie par devenir trop présente. D'après le psy', s'était dû au fait qu'elle ne pourrait pas accepté qu'on l'ai laissé ainsi. Elle voudrait revenir, comprendre, chercher.

Et c'était vrai. Plus fort que tout le reste, elle ne comprenait pas. Et elle savait qu'elle ne comprendrait pas tant qu'elle n'aurait pas vu de ses propres yeux cette route.
Bien sûr, admettre cela était loin d'être évident. C'est pourquoi elle passa par une excuse. Inconsciemment, elle décida qu'elle devait travailler sa danse au parc. Comme avant. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas rejoint le cercle, ça lui manquait

Après le repas du soir, passé seule en compagnie de sa gouvernante, Na Ra monta dans sa chambre et prit une douche rapidement. Puis elle enfila une tenue qu'elle affectionnait pour danser. Rejoindre le cercle lui ferait du bien. Elle ignora la petite voix qui lui souffla que depuis six mois, elle n'avait pas dansé ne serait-ce qu'une seule fois à l'extérieur. L'examen d'entré parmi les Cheerios l'avait déjà stressée et avait mit sa jambe à rude épreuve. Qu'est-ce que ça serait pour le cercle ? Le niveau y était cent fois supérieur ; Là bas, elle se souvenait de s'être battue de toutes ses forces chaque soir pour se maintenir au niveau. Niveau durement acquis. Niveau dont elle avait toujours été fière.

Na Ra s'habilla dans en vitesse et accrocha ses cheveux. Un coup d'œil par la fenêtre lui fit se dire que le temps serait stable et doux ce soir, elle n'aurait pas besoin de veste. Laissant son portable sur son lit volontairement, Na Ra entra en mode "danse". Assurée et tranquille, elle ne voulait pas être dérangée par un sms ou un mail.
Elle demanda à Monsieur Park, son chauffeur, si il pouvait la déposer en rentrant chez lui. L'homme était bon ami avec le cuisinier de la maison et il lui arrivait de rester assez tard avant de rentrer chez lui. Il considérait Na Ra comme sa nièce, depuis le temps qu'il était son chauffeur attitré... Pas loin de dix ans. Comme la plupart du personnel de la maison, il faisait bien plus partie de la famille de Na' que son propre père.

En arrivant devant le parc, le chauffeur lui souhaita une bonne nuit et lui proposa de revenir la chercher plus tard quand elle le souhaiterait. Sur un sourire, Na' lui répondit qu'il ferait mieux de rentrer voir sa femme. Riant mais le regard soucieux, il lui souhaita d'être prudente en rentrant. Elle le rassura d'un mouvement de main et prit la direction habituelle du cercle.


Ils étaient tous là. Plusieurs d'entre eux allèrent lui souhaiter un bon retour parmi eux, amicaux. La jeune fille esquiva toutes les questions concernant son absence à coup de « j'avais besoin d'une pause » ou « c'était compliqué pour moi ses derniers mois ». Nul parmi le groupe ne chercha à en savoir plus, après tout personne ne savait grand chose sur personne. La Dancing Queen remarqua de nouvelles têtes au sein du groupe. Oui, plus de six mois avaient passé depuis sa dernière venue. Cette pensée lui serra la gorge.

Quand la musique repris, Na Ra se senti revivre. Mais ses entrailles se tordirent. Elle ne se sentait pas prête. Pas prête à danser comme elle le faisait à la maison. Parce qu'elle craignait que ses mouvements soient moins fluides qu'avant. Parce qu'elle savait qu'il pouvait à n'importe quel moment que son nerf sciatique se bloque, comme il le faisait quand elle forçait trop sur l'utilisation de sa jambe ; Parce que danser au milieu du cercle signifiait prendre le risque de s'écrouler sans jambe au milieu des meilleurs danseurs de rue de Séoul.
Sa gorge se serra un peu plus. Na Ra refusa de danser. Elle s'assit un peu plus loin pour observer ses partenaires. L'envie lui tiraillait la poitrine.

Na Ra resta là quelques temps avant de s'enfoncer plus profondément dans le parc. Là où personne n'allait en pleine nuit. Sans aucune lumière de lampadaire pour l'éclairer, Na Ra dansa un long moment. Quand sa jambe lui tira, elle continua encore un peu, par entêtement, mais elle fini par abdiquer.

Il était temps de rentrer.
C'est à ce moment qu'elle éprouva l'envie d'aller surveiller le virage. Voir si la voiture passerait. Voir si elle la reconnaitrait et voir qui était responsable.

Retraverser le parc lui pris environ quinze minutes. Elle n'avait pas l'heure sur elle, mais son mécanisme interne et son esprit de déduction lui disait qu'elle devait se situer entre une heure et trois heures du matin. Un peu comme l'autre nuit.
Arrivée au virage, Na Ra attendit. Un peu. Puis fatiguée mais têtue, elle décida qu'elle n'avait qu'à aller s'assoir sur le mur en face, de l'autre côté de la route. Ça serait moins fatiguant d'entendre là bas.

Traverser cette route lui donne une impression bizarre. En face, il y avait le trottoir contre lequel elle était restée étendue trois heures durant. Cette idée fut chassée par une douleur plus vive dans sa hanche, signe que son nerf sciatique commençait à se bloquer. Na Ra s'arrêta deux secondes pour porter la main au niveau du point central de la douleur.

C'est à ce moment que le bruit retenti dans ses oreilles, tandis qu'une lumière vive l'aveuglait. Comme un chat pris de panique devant les phares d'une voiture, Na Ra fut incapable de réagir.



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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Mar 9 Nov - 12:05

Fallait-il que j’y passe tout les soirs ? Depuis que mon père avait lancé l’idée absurde de faire de moi l’héritier officiel de sa compagnie pour ainsi provoquer mon frère ainé et l’emmener de lui-même à prendre la tête de l’entreprise familiale, j’étais convié à tous les dîners. Ces dîners insupportables où on se regardait chacun dans le blanc des yeux en se demandant qui osera prendre la parole en premier. Pas de grande surprise de ce côté-là, ce fut mon père.

« Dong Woo. Raconte-nous ta journée. »

C’était une blague ? Les regards éberlués de mes frères et de ma belle-mère semblaient révéler qu’ils étaient aussi surpris que moi face à cette question. En dix-huit ans, jamais mon père ne c’était intéressé à ce que j’avais bien pu faire de ma journée… Ni même de ce que j’avais fait durant toutes ses années. On demandait ma présence une fois par moi en général juste pour vérifier que j’étais vivant et qu’on n’allait pas retrouver mon cadavre quelque part, provocant ainsi un scandale. Mais on ne me parlait pas normalement… J’étais là juste pour la déco, pour donner l’illusion d’une famille soudée. Alors se revirement de situation ça ne pouvait être qu’une nouvelle phase de son plan pour provoquer mon frère. Je le savais et je n’avais aucune envie de rentrer dans son jeu, être un pion entre ses mains ne m’intéressait pas, je savais très bien que j’en retirerais rien.

Je levais la tête vers lui nonchalamment pour répondre un simple « y’a rien à raconter ». J’aurais pu lancer un « depuis quand ça vous intéresse ? » mais honnêtement je n’avais pas envie de jeter de l’huile sur un feu déjà bien ardent. Je replongeais mon nez dans mon assiette quand ma belle-mère pris la parole, évitant ainsi à mon père d’insister. L’ambiance ne se réchauffa pas pour autant, je dirais même qu’elle empira lorsque mon frère décida d’évoquer ses projets futurs n’incorporant évidemment pas l’idée de reprendre l’entreprise. Bref un dîner comme on les aime chez les Uhm !

Mon père trouva encore le moyen d’envenimer les choses en me demandant de rester avec lui après le repas pour « discuter ». Autant dire que je le sentais mal, très mal… Et il y avait de quoi. Ses premiers mots une fois seul tout les deux furent « alors, tu as réfléchis à ton avenir ? ». Je préférais rester de marbre sans répondre. Je n’avais qu’une seule perspective d’avenir et rester dans cette famille, dans cette maison n’en faisait pas partie. En réalité, je n’avais qu’un seul objectif pour le moment, partir. Après, je ne savais pas et c’était certainement pour ça que je n’avais encore jamais franchi le pas et tout quitté.

Un sourire se dessina sur ses lèvres et il me tendit une documentation sur l’université de Yi Sun Sin et sur sa filaire de direction commerciale en me demandant d’y jeter un coup d’œil. Je pris les papiers pour regarder de plus près. Plus son manège avançait, plus naissait en moi la peur que tout ça soit plus qu’un jeu. Je sentais en moi monter une certaine rage. Depuis que j’étais né, il m’avait ignoré, méprisé, avait même parfois carrément nié mon existence et là il voulait en plus se servir de moi comme un vulgaire pion, un jouet pour arriver à ses fins… Ca ne m’étonnait pas de lui et j’étais même près à me taire, à laisser passer, à ignorer et à être au dessus de ça comme je le faisais déjà depuis plusieurs années. Alors pourquoi lui fallait-il en plus qu’il mène le jeu aussi loin ?

« Croyez-vous vraiment que je n’ai pas compris votre petit jeu ? Je veux bien me taire en présence de Jong Hyu, mais est-ce vraiment nécessaire de continuer lorsque nous sommes seuls ? »

Un sourire amusé se dessina sur son visage. Enfant, on m’a déjà fait la remarque que je devais tenir mon intelligence de mon père. Apparemment c’était un fin calculatrice et manipulatrice. Rien dont je veuille hériter mais ce n’est pas comme si j’avais le choix. Au moins, j’avais l’avantage de très vite déceler où il voulait en venir et son regard à se moment là me fit redouter ses paroles bien plus que je ne l’aurais souhaité.

« Ce n’est pas un jeu Dong Woo. »

Il n’ajouta rien et se leva en me plantant dans le salon. Je sentais très mal ce que préparait « le vieux »… Serait-il capable de vraiment vouloir que je reprenne son entreprise ? Je n’avais pas vraiment envisagé les choses comme ça mais il était pourtant bien évidement pour moi que je ne souhaitais pas le faire. Comme si je voulais encore avoir à voir avec cette famille dans dix ans…

Pensif je pris la direction de ma chambre. J’avais besoin de prendre l’air, de me vider la tête et de penser à autre chose. De toute manière mes positions étaient claires mais la véritable question était comment j’allais échapper à tout ça ? Je prenais tous juste conscience du capharnaüm qui était en train de se former autour de moi… Je devais sortir de cette maison maintenant. Je sentais mes nerfs menaçant de lâcher à chaque instant que je passais à y penser. Depuis enfant, j’avais pris la décision d’être passif à tout ce qui devait se passer sous ce toit me raccrochant à l’idée que je m’en échapperais dès que la possibilité se présenterait. Cependant, j’avais besoin de quelque chose me permettant de me défouler, la boxe au lycée, la moto le reste du temps. Justement, ce soir même, une course sauvage avait lieu en plein centre ville… Quoi de mieux pour décompresser ?

La course n’aurait lieu qu’à partir de 3h30, moment où les routes sont les plus désertes. Ma montre indiquait une heure lorsque je pris mon casque, mes clés et que je descendis en douce pour m’éclipser. L’avantage de se trouver près des cuisines, c’est la porte de sortie des employés de maison, ni vu ni connu comme dirait le proverbe.

J’aimais scionner les routes avant de me rendre aux courses, histoire de bien maitriser ma moto et de bien s’échauffer avant de se lancer. La nuit était bien noire ce soir, sombre sans lune ni étoile, le noir absolu. Il était bien trop tard pour que les lumières de la ville soient encore allumées, seul restaient les phares de ma moto éclairant la route.

Cela faisait déjà bien une heure que je roulais non stop lorsque j’arrivai dans ce virage. Assez banal en apparence, quoique qu’il n’y avait pas beaucoup de visibilité. Je ne pris pas le temps de ralentir assez pour prévenir d’un quelconque obstacle, à cette heure ci on croisait rarement quelqu’un dans les rues, surtout non éclairée comme celle. Et pourtant…

Je ne l’aperçue qu’ai dernier moment, une forme, une silhouette, juste devant moi, droit devant. Ma main se porta tout d’abord naturellement à mes freins mais je savais que je ne pourrais pas m’arrêter à temps sans risque de collision, il me fallait l’éviter. Par chance, j’avais toujours eux d’excellent réflexe, je réussis à éviter l’obstacle dans un crissement aiguë de roues avant de freiner et de faire un demi-cercle entrainé par la vitesse. Par miracle, je parvins à tenir sur mes roues pour ne pas m’éclater à terre.

Une fois stable et arrêté, je réalisais à peine ce qui venait de se passer. Mes mains tremblaient encore accroché au guidon. Je ne pris cependant pas le temps de reprendre complètement mes esprits. Je devais savoir si je n’avais pas touché cette « silhouette ». Je n’avais sentis aucune collision mais avec la vitesse, je ne pouvais en être certain. Je mis la bécane sur béquille avant d’avancer prudemment.

« Vous allez bien ? »

Ma voix tremblait. J’aurais souhaité qu’on y sente un peu plus d’assurance, mais honnêtement, j’étais encore sous le choc de la catastrophe qu’on venait d’éviter à un centième de centimètre près. J’étais passé tout près, je le savais bien.

En m’approchant, je pus apercevoir un visage qui ne m’était pas inconnu… Je fronçais les sourcils en reconnaissant la fillette de Yu Gwan Sun que j’avais croisé quelque temps plus tôt et qui m’avait fait un caprice en tapant des pieds. Ma première réaction ne fut pas la meilleure… Mais entre le fait de voir cette gamine certainement pourri gâté là, plantée au plein milieu de la route sans aucun dispositif lumineux permettant de la distinguer… Sans compter le fait que je venais d’avoir la peur de ma vie et que j’étais encore plus effrayé en pensant que j’aurais pu la tuer… J’avais besoin d’évacuer la peur que je venais de ressentir.

« Non mais tu es folle ? Qu’est-ce que tu fais en plein milieu de la route comme ça ? Si tu veux te suicider, tu es gentille d’éviter de mêler d’autre personne à tes actes ! Tu n’imagines pas l’impact que ça peut avoir ? »







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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Jeu 11 Nov - 7:42

Na Ra ne bougea simplement pas. Absolument et strictement pas.
Inconsciemment, elle arrêta de respirer et les yeux grands ouverts elle attendit le choc. Elle se savait pas assez rapide pour éviter. Elle savait qu'elle ne pouvait pas non plus prévoir la trajectoire exacte de la moto en face d'elle. Et surtout, pire que tout, son corps refusait de bouger ; Bloquée sur l'image du phare, son cerveau l'immobilisait complètement, superposant ce moment à celui de l'autre nuit. Elle attendit le choc, le redoutant plus que tout mais ne pouvait l'empêcher.

Le choc ne vient simplement pas mais cela ne fit pas plus réagir Na'. Elle voulu porter ses mains à ses oreilles et reculer en voyant le deux roues faire un écart, la frôlant de si prêt, tandis que les pneus crisaient sur le bitume. Mais elle ne suivit même pas la moto du regard dans sa dérive. Ses yeux restaient fixer le virage d'où l'engin avait débarqué. Son était resté de marbre, comme une statut au milieu de la route. Il y eut quelques secondes durant lesquels la jeune fille n'entendit plus rien que le son de sa propre respiration, calme.

Puis le flux d'information remonta jusqu'au cerveau, repassant en boucle la rapide séance qui venait de se dérouler. Na Ra dégluti avec difficulté tandis qu'un frisson parcourait tout le long de sa colonne vertébrale avant de se diffuser petit à petit dans tout son être sous forme de petit tremblement, s'emparant de ses doigts et de sa mâchoire. Le bruit que cessa de faire le moteur en étant coupé la ramena à la réalité. La moto était toujours là, son conducteur avec par déduction. Na' fit un quart de tour sur elle-même. Ce mouvement provoqua une forte douleur dans le creux de son dos. Elle eut la sensation, amèrement déjà connue, de sentir son nerfs coulisser avec difficulté, hésitant à se bloquer. Ce n'était pas le moment, absolument pas le moment. Il fallait... Réfléchir calmement Na Ra et ne pas se laisser aller à la panique. Ce n'était rien, rien ne c'était passé.
Na' souffla doucement l'air en dehors de ses poumons, son rythme cardiaque restant à peu près aussi désorganisé que sa respiration. Il fallait vérifier que tout le monde allait bien d'abord. Ne pas passer à l'autre nuit, elle n'avait jamais eut lui et ça ne devait rien influencer ce soir. Si le conducteur allait bien, que sa moto aussi, tout était ok et d'ici une minute tout deux reprendraient leur route. Si la moto avait un soucis il suffirait de payer la réparation.La lycéenne préféra ne pas envisager de troisième situation. C'était plus simple.
Fermant ses poings pour les empêcher de trembler, Na Ra attendit que l'inconnu se rapproche. Elle, elle n'osait pas bouger, ne prenant même pas conscience qu'elle était encore et toujours au milieu de la route.

L'inconnu en question avait laissé le phare de la moto allumé, créant ainsi la seule véritable source de lumière. A cette heure, au milieu de Séoul, il faisait nuit noir. Na Ra n'y avait pas fait attention jusque là, mais effectivement tout était sombre autour. Un nouveau frisson l'agita tandis que son malaise grandissait. Ça faisait trop de point commun, c'était trop effrayant, trop malsain. Pourquoi revenir ici ? Pour surmonter sa peur ? Mais elle n'avait fait que tout aggraver, c'était pire qu'avant. Pourvue que lui et sa moto n'aient rien, sinon...

« Vous allez bien ? »

Na Ra regarda dans la direction d'où venait la voix, se distrayant un instant du lieu & de la situation. Cette voix sombre et grave lui rappelait vaguement quelque chose mais elle ne parvenait pas à remettre le doigt dessus. C'était peut-être du au fait que la voix était légèrement tremblante ? Ou bien était-ce elle qui délirait complètement, se forçant à se trouver des points de repères inexistant ?

Mais deux pas plus tard, Na Ra le reconnu. C'était le Sunbae qu'elle avait vu à Yi Sun Sin, le jour de la rentré. C'était lui aussi qui c'était souvenue qu'elle avait eut mal à sa cheville. Pourquoi lui ? Pourquoi parmi tout les habitants de Séoul, ou même en admettant de réduire le critère, parmi tout les motards de Séoul... Pourquoi précisément lui ? Non pas qu'elle le détestait, techniquement mise à part le fait qu'il n'était pas très agréable, elle n'avait strictement rien à lui reprocher. Mais il était le seul à avoir peut-être aperçu la cicatrise sur sa cheville, le seul à l'avoir entendu pousser un crie sentant sa cheville faillir. Bref, le seul à représenter un danger pour son secret. Pourquoi devait-il apparaitre dans ce virage, de nuit, à l'instant où son nerf sciatique donnait des signes de faiblesse ?

Mentalement, Na Ra croisa les doigts pour qu'il ne la reconnaisse pas, l'obscurité pourrait aider et puis elle n'avait pas l'uniforme sur elle...

« Non mais tu es folle ? Qu’est-ce que tu fais en plein milieu de la route comme ça ? Si tu veux te suicider, tu es gentille d’éviter de mêler d’autre personne à tes actes ! Tu n’imagines pas l’impact que ça peut avoir ? »

L'espoir de Na' disparue aussi vite qu'il était apparu. Et il fut remplacer par autre chose. Elle était là, elle avait mal, elle venait d'essayer de vaincre sa peur et ce qu'elle redoutait le plus lui était passé à cinq centimètre... Et ce type ne trouvait rien de mieux à faire que de hausser la voix ? Folle Suicidaire ? Impact ? Nan mais il rigolait là ou quoi ? C'était l'hôpital qui se foutait de la charité ? Elle y pouvait quelque chose elle si il avait choisit de venir avec son engin au moment où elle même traversait ? Elle était responsable du fait qu'il roulait trop vite ? Et puis il avait rien à faire là de toute façon.

L'esprit de Na Ra rejetait tout en vrac, embourbé d'angoisse comme un oiseau dans du mazoute. Une toute petite voix en elle lui fit remarquer qu'elle aurait du faire plus attention en traversant et qu'en cas de collision entre un motard et un piéton, la seule différence se situait au niveau du casque de le premier portait et pas l'autre; Physiquement, le degré fragilité était à peu de chose près la même. Mais cette voix fut écrasé par la colère de Na Ra. Elle en avait marre de tout ça. De pas pouvoir danser à cent pour cent, de pas voir son père, de ressentir des douleurs dans sa jambe, de devoir aller faire des contrôles réguliers à l'hôpital, de croiser des chauffards... Mais pire que tout sur l'instant, elle en avait marre de l'entendre lui parler comme si elle était rien qu'un élément gênant à réprimander.

« Heeey ! Non mais tu te prends pour qui là ? C'est toi qui manque de m'écraser et c'est moi la fautive ? Qu'est-ce que j'y peux si tu roule trop vite et ne maitrise pas la situation après ?! Et en quoi tu me connais suffisamment pour me réprimander, me traiter de suicidaire et m'accuser à tord ! Et ça se prétend Sunbae ? Tu le sais pas qu'il faut pas rouler aussi vite ?! Que c'est dangereux, tant pour les autres que pour toi même ? »

Na Ra était en colère mais sa voix se brisa sur la fin de sa phrase, cette dernière se termina à moitié à mi-voix, à moitié dans les aigües. Il fallait qu'elle se calme, elle en avait conscience. Elle aimait pas ressembler à une hystérique affolée, mais c'était plus fort qu'elle. Elle devait bouger de la route, mais elle ne le pouvait pas tant que ce Sunbae était là, étant loin d'être certaine que ses jambes la porte sur les trois pas encore à faire. Actuellement, elle prenait bien soin de ne pas bouger de position pour la bas de son corps, craignant que le moindre changement ne bloc le nerf et la coupe de ses jambes. Si elle voulait regagner le trottoir, elle devait écourter la conversation. Mais elle était trop apeurée et en colère pour se raisonner suffisamment pour cela.






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Dernière édition par Kim Na Ra le Ven 12 Nov - 4:24, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Jeu 11 Nov - 11:10

J’avais tord, tord de rouler si vite, tord de croire qu’en raison de l’heure tardive je pouvais transgresser les règles parce qu’il ne devait y avoir personne sur les routes, tord d’accuser la jeune femme d’être en elle en tord… Et pourtant je ne pouvais réprimer cette colère qui montait en moi, ni même l’expliquer… Est-ce parce que je ne pouvais accepter d’avoir perdu le contrôle ? L’idée, la pensé que les choses auraient être pu bien plus affreuses me terrorisait... Mais pourquoi ma colère était-elle tournée vers elle en particulier ? Ce n’est pas comme si je n’étais pas capable d’assumer mes actes, mes erreurs. Allez savoir. Peut-être parce que comme les gamines de Yu Gwan Sun, je la mettais dans le sac des filles à papa à qui on a jamais dit non ? Après tout, si elle pouvait bien se balader à 3h du mat’, c’est bien qu’on cédait à tous ses caprices…

Au fond cette haine, ce dégout des élèves de cette école était presque malsain. Je rejetais tous ceux y appartenant sans leur laisser une seule chance. Seul certain personne très rare échappaient à cette règle et uniquement parce que je les avais connu par des biais différents de ceux de l’école. Chae Won par exemple, je savais bien que je pouvais avoir confiance en elle et jamais je la mettrais dans les mêmes cases que toutes les autres pimbêches de Yu Gwan Sun, mais c’était bien une des seules. Les autres, je les haïssais sans les connaitre. Et même si au fond c’était absurde, je n’étais pas près de changer ça, et cette fillette devant moi ne faisait pas exception à la règle. Je ne savais d’elle ni son nom, si son âge, et encore moins qui elle était réellement, mais elle était une gamine de riche de Yu Gwan Sun, ça me suffisait amplement pour me faire mon opinion.

Elle ne répondit pas à ma première question, je ne lui en avais pas laissé réellement le temps il fallait dire. Et puis plus je m’approchais, plus je pouvais constater qu’il n’y avait aucun dégât physique, c’était déjà ça. Elle avait l’air sous le choc, qui ne le serait pas ? Je l’étais moi-même.

Dès que mes paroles étaient sorties de ma bouche, je sus que je n’aurais pas dû dire ça. C’était déplacé, c’était insensible, c’est idiot. Mais comme tous mes actes, j’assumais. De toute manière, je ne pouvais pas revenir en arrière. Sinon croyez-moi bien que je commencerais par prendre une autre route, pour ne pas avoir cet « accident », ne pas le risquer surtout. Si je pouvais revenir en arrière, je ferais tout ne pas me retrouver ici à ce moment ci. Mais il n’en était rien.

« Heeey ! Non mais tu te prends pour qui là ? C'est toi qui manque de m'écraser et c'est moi la fautive ? Qu'est-ce que j'y peux si tu roule trop vite et ne maitrise pas la situation après ?! Et en quoi tu me connais suffisamment pour me réprimander, me traiter de suicidaire et m'accuser à tord ! Et ça se prétend Sunbae ? Tu le sais pas qu'il faut pas rouler aussi vite ?! Que c'est dangereux, tant pour les autres que pour toi même ? »

Je ne pouvais l’en blâmer d’hausser la voix et pourtant ma colère ne désempli pas, comme en écho à la sienne. Je m’approchais d’elle plus près, très près même, assez pour que je n’ai plus besoin que d’un murmure pour qu’elle entende mes paroles. Un murmure sec, froid, limite agressif.

« Dis-toi bien que si je n’avais pas maitrisé la situation, tu serais allongé au milieu de cette route. »

Cette pensé me fit froid dans le dos. Je n’osais même pas imaginer si ça avait été le cas, qu’aurait bien pu faire par la suite ? Je veux dire, si elle y était passée, ou si elle avait été blessée gravement – ou même superficiellement… Je ne m’en serais jamais remis.

« Je ne me suis jamais prétendu le sunbae de qui que ce soit. Et certainement pas le tient. »

Je reculai d’un pas, reprenant une distance convenablement de la jeune fille. Je la regardais de bas en haut. Elle tenait débout mais ne semblait pourtant pas très rassurée. Au fond, je regrettais de ne pas pouvoir me montrer un peu moins « froid » et « insensible », mais bon, si c’était encore pour me faire envoyer balader comme la dernière fois, je ne voyais pas pourquoi je devrais faire un quelconque effort. Elle semblait vouloir prouver qu’elle était une « grande fille » alors laissons à faire…

Nous étions encore au milieu de la route, et même si la probabilité de rencontrer une nouvelle fois un véhicule restait assez faible, ce n’était pas prudent. Je rejoignais ma moto par précaution, pensant qu’elle se dépêcherait d’en faire de même et de quitter le milieu de la route. Un regard derrière moi m’indiquait, que la « fillette » n’avait pas bougé d’un pouce. Je fronçais les sourcils en la regardant quelques secondes. Ne comptait-elle pas bouger de là ?

« Si tu veux pas que quelqu’un d’autre te renverse tu ferais mieux de bouger… »

Je m’apprêtais à partir lorsque mon attention fut attirée par mes phares. C’était la seule source de lumière dans la rue. Voilà une autre des raisons qui avait fait que j’avais vu la jeune fille au dernier moment, elle ne portait ni dispositif réfléchissant, ni même quoique ce soit permettant de la voir de loin dans la nuit. Et après elle vient me dire que je suis le seul fautif ? Je fouillais dans la caisse de ma moto pour y trouver une lampe poche que je gardais toujours avec moi, « au cas-où ». Apparemment, c’est le « cas » attendu. Je la pris et retournai auprès de la fillette qui n’avait toujours pas bougé. J’en venais presque à me demander si elle allait vraiment bien. Certes, elle le semblait, elle était debout, ne semblait pas avoir subit une quelconque éraflure – et vu sa tenue ça se serait vu – elle allait l’air bien, alors pourquoi pas un pas ? ‘Fin bref, ce n’était pas mes affaires. Je mis ma lampe de poche dans ses mains, sans vraiment lui laisser le choix.

« Tiens prend ça, au moins tu seras repérable si quelque chose d’autre arrive. »





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Ven 12 Nov - 5:32

Na Ra savait au moment même où elle prononçait ses propres mots qu'elle se voilait partiellement la face. Ce n'était pas son genre habituellement de se montrer aussi agressive mais la situation faisait que c'était à ce moment le seul moyen de défense qu'elle avait pu trouver. Il parait que « La haine rebondit sur ceux qui l'embrasse », la lycéenne l'avait lu dans un livre, cette phrase l'avait marquée un soir. Alors dans ce cas Na Ra allait devoir faire plus d'efforts encore pour aller dans ce sens, car elle était encore bien loin de restée insensible à l'agressivité qui émanait de cette étrange confrontation. Elle avait toujours détestée les disputes, bien qu'il lui était arrivé à une ou deux reprises de hausser la voix ou d'intervenir physiquement pour des causes qu'elle croyait juste.
Mais ce pour quoi elle criait ce soir n'avait pas grand sens à ses yeux et en avoir conscience lui faisait mal. Ce n'était la faute de personne ce soir, c'était ce virage, il était maudit, il portait mal chance. Chercher un coupable était inutile et futile. Mais par orgueil, par peur et influencer par le choc, elle était là à hausse si stupidement la voix. Si elle s'était elle même croisée à ce moment là, elle se serait déçue, c'était certain.

Incapable de bouger, Na Ra vit le visage du troisième année s'assombrit, tandis qu'il réduisait à un quasi néant la distance qui les séparaient. Le corps de la jeune fille de tendit tout entier, ne sachant à quoi s'attendre mais refusant de montrer son angoisse grandissante.

« Dis-toi bien que si je n’avais pas maitrisé la situation, tu serais allongé au milieu de cette route. »

Si Na Ra avait pas ressentie un énorme poids sur sa poitrine en entendant ses mots, elle aurait sans doute poussée l'inconnu aussi fort que possible pour l'éloigner le plus loin possible d'elle. Elle pouvait laisser passer ce ton mauvais sur elle, comme de un torrent d'eau. Froid et désagréable, mais pas insurmontable. Elle n'allait pas avoir peur pour si peu -quoi qu'elle ne nierait pas que ce ton était quand même plus que refroidissant-. Mais c'est le contenue des paroles lui même qui la glaça complètement de l'intérieur. Sa peau se couvrir d'une légère chair de poule, seul témoin de ce frisson immobile qui venait de courir le long de sa colonne vertébral.
Il avait raison à cent pour cent. Elle aurait pu être par terre à l'heure qu'il était. Encore une fois seule contre cet atroce bitume. Aurait-elle eu la chance de garder conscience une seconde fois ? Pouvait-on même parler de chance d'ailleurs ?
Na Ra avait la sensation qu'on avait placé cent kilos de pavé sur sa poitrine. C'était oppressant, mais elle ne bougea pas. Elle avait déjà ressentie ça plusieurs fois au cours des derniers mois, pas question de se laisser submerger. Elle était tout surmonter, c'était pas ce sunbae de mauvais poils qui la coulerait maintenant.

Une pulsion de violence, écho brut de l'agressivité en face d'elle, faillir jaillir hors de ses lèvres. Amère, elle manqua de lui répondre « T'en fait pas, on est déjà bien amis, ce trottoir et moi, les retrouvailles ça à du bon. » mais sa raison l'en défendit. Ça ne ferait qu'envenimer les choses & prendre des risques inutiles.

« Je ne me suis jamais prétendu le sunbae de qui que ce soit. Et certainement pas le tient. »

Cette réplique glissa sur Na Ra complètement. La première l'avait trop perturbée pour qu'elle se laisse toucher par quelque chose d'aussi simple et futile. Elle ignora aussi le regard qui la détailla de la tête au pied tandis qu'il reculait. Elle n'en avait pour ainsi dire pas grand chose à faire qu'il s'interroge sur sa tenue, ce n'était pas une robe de soir à des cents et des milles, avec une jolie marque en signature ? Et alors, elle se sentait très bien avec cette salopette rouge aux manches nouées autour de sa taille -masquant parfaitement sa cicatrice- & son tee-shirt blanc. Elle n'en avait pas à rougir et elle ne le ferait pas. Elle ignora simplement son examen, plus occupée à surveiller l'obscurité autour d'elle. Cette dernière était envahissante. Na Ra avait la sensation qu'elle lui collait à la peau et qu'elle contribuait à appuyer contre sa poitrine, comme tout le reste de la rue autour.

Il tourna les talons. Il en avait fini. Na' ne put même pas pousser un soupir de soulagement, trop angoissée par la suite des évènements. Arrivé à sa moto, il se retourna avant de jeter quelques mots.

« Si tu veux pas que quelqu’un d’autre te renverse tu ferais mieux de bouger… »

Na Ra ne s'en sentie pas mieux mais refusa de répondre tout comme elle refusait de bouger. Elle devait attendre qu'il parte, si il partait ça serait bon, tout irait bien. Elle n'aurai qu'à faire trois pas. C'était aussi simple que ça. Il fallait juste faire en sorte que personne ne soit là. A partir de là, elle n'aurait aucune honte à tomber au sol et à se hisser sur ses deux bras comme elle le pouvait. Son propre orgueil avait appris à tolérer cet handicap. Enfin c'était un bien grand mot, disons surtout qu'elle devait faire avec et que pleurnicher ni changerait rien. Mais si jamais on quelqu'un devait la voir ainsi... Na Ra préférait ne pas imaginer.
Elle n'entendit pas l'homme faire demi-tour, trop préoccuper par le fait qu'elle allait bientôt devoir mettre un pied devant l'autre et ce à trois reprises. Ce n'est que quand il lui colla un objet dans les mains qu'elle réalisa qu'il s'était à nouveau rapproché.

« Tiens prend ça, au moins tu seras repérable si quelque chose d’autre arrive. »

Na Ra le regarda deux secondes sans comprendre avant de baisser les yeux sur l'objet qu'elle tenait entre ses doigts. C'était une lampe de poche. Pour qu'on me vois mieux dans le noir ? Na' perdit encore deux secondes à regarder le petit objet, a demi-perplexe, s'interrogeant. Pourquoi le lui donnait-il ? Il n'y a pas une minute, il criait et son ton était sombre et désagréable. Et maintenant il lui donnait un objet pour assurer sa sécurité ?
La jeune fille releva les yeux, un peu mal à l'aise et un peu surprise. Mal à l'aise d'avoir crié sur quelqu'un qui s'avérait être plus gentil qu'il n'y paraissait. Sauter aux conclusions ? Oui on peux dire qu'elle tirait vite des déductions mais en réalité Na Ra était du genre à croire ce qu'elle avait sous les yeux. Chercher un côté mauvais chez quelqu'un n'était pas dans sa nature et si elle en trouvait un bon, elle aimait bien s'y référer. Un petit sourire apparu timidement sur ses traits.

« ... Merci. Conduit moins vite dans les virages et rentre bien. »

Elle avait prononcé cette réponse à voix basse, partagée entre l'envie de se repentir de son mauvais jugement et le fait qu'elle devait couper court à la conversation. Il sembla sur le point de dire quelque chose d'autre mais tourna une dernière fois les talons, retournant à sa moto.

Na Ra attendis qu'il est de nouveau enfilé son casque & démarré sa moto pour considérer que cette fois-ci c'était la bonne, il partait réellement. Cela ne la soulagea pas pour autant de son point contre sa poitrine. Tenant dans sa main droite la lampe de poche, elle commença par l'allumer. Puis elle souffla un coup essayant de se donner le courage d'affronter son corps. Trois pas. Elle ne demandait pas plus, juste trois pas. On pouvait bien les lui accorder, non ?

Na' avança sa jambe droite, doucement et lentement. Elle sentis le bas de son dos tressaillir, son nerf coulissant à regret à son ordre. Avec précaution, elle pausa son pied droit devant elle. Sa jambe trembla quand elle transféra son poids sur cette même jambe, prise de sortes de convulsions douloureuses, tandis qu'elle avançait la jambe gauche, encore solide. Un pas.
Une nouvelle fois, Na Ra avança sa jambe droite, mais cette dernière céda totalement avant que la gauche ne puisse finir son mouvement. La jeune fille senti parfaitement le déclic qui bloquerait son nerfs sciatiques pour les prochaines heures. C'est sans pouvoir intervenir qu'elle senti ses jambes disparaitre tandis que le haut de son corps filait à toute vitesse vers le sol. Elle se prépara au choc. Se rappelant la lampe dans sa main une seconde avant l'impact, elle modifia sa position « d'atterrissage », présentant son coude plutôt que sa paume. La main gauche amortie un peu le coup, bien qu'elle sentie la brûlure du bitume. Son coude lui en prit pour plus chers, se vengeant de se traitement en lui envoyant une de ses horribles décharges qui parcourant tout le bras.
La seconde qui suivit fut complètement noire pour Na Ra. Elle ne voulait pas penser à la suite. Le noir partout autour était presque plus angoissant que la première fois. Pour le fuir, la jeune fille ferma les yeux, refusant de réfléchir pour ne pas se laisser submerger par son trop plein d'émotions. Juste une seconde comme ça, avec le froid du bitume contre sa joue. Après promis elle se relèverait comme toujours, encore une fois, parce que qu'il le fallait.





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Ven 12 Nov - 6:22

Je ne pouvais m’empêcher de trouver un quelque chose d’étrange dans le fait qu’elle n’ait toujours pas fait un pas. Je ne trouvais pas de raison assez folle qui puisse lui laisser l’envie de rester debout ainsi au milieu de la route mais je me tus. Je ne cherchais pas à en comprendre d’avantage. Une fois assuré qu’elle est la lampe en mains, j’hésitais à repartir.

« ... Merci. Conduit moins vite dans les virages et rentre bien. »

Je fronçais les sourcils surpris. Changement de comportement auquel je ne m’attendais pas, limite je l’aurais plus imaginée me jetant la lampe à la figure en me disant de me mêler de mes affaires… Dans tout les cas, elle me disait très clairement de partir. Un coup d’œil à ma montre m’indiquait que je pouvais encore être à l’heure pour la dépars de la course. Un dernier coup d’œil à la jeune fille et je retournais à ma moto, remettais mon casque et partais sans demander mon reste. L’accident avait été évité, tout le monde allait bien, pas de quoi se prendre la tête.

Alors pourquoi je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Je ne pouvais pas me ma sortir de la tête. Elle, plantée au plein milieu de la route complètement immobile. Comment peut-on rester ainsi immobile alors qu’on vient de frôler la mort ? C’était étrange, vraiment étrange.

Arrivé au dépars de la course, j’aperçues une connaissance qui avait l’habitude de concourir. Il s’approcha de moi pour me saluer et me demander comment j’allais. Je fis une légère grimace en lui précisant l’incident plus tôt. Il n’eut pas l’air étonné plus que ça…

« Ce virage est franchement dangereux, il y a déjà eus plusieurs accident là bas. »

A cette nouvelle, savoir que j’avais laissé la fillette là bas plantée en plein milieu ne me rassurait pas du tout… Je ne réfléchis pas plus avant de remonter sur ma moto et de faire revenir sur mes pas. Au fond j’essayais de me persuadé que c’était complètement idiot, qu’elle devait être partie, cela faisait bien un quart d’heure que je l’avais laissée, elle avait certainement dû appeler un taxi ou son chauffeur qui serait venue la chercher et la raccompagner chez elle. Je ne trouverais qu’un lieu vide sans a moindre trace de l’évènement passé plus tôt et j’aurais l’air d’un idiot fini de m’être inquiété pour une gamine capricieuse. Mais je devais en avoir le cœur net. Pour la simple probabilité minime qu’il puisse y avoir que mon doute se confirme, je devais aller vérifier. Sa silhouette fixée comme un poteau en plein milieu me hanté…

Arrivé au virage, je ne vis personne debout. Pendant un temps très cours, j’en fus soulagé. Mais mon regard fut vite attiré par une masse au sol alors que j’arrêtais le moteur de la bécane que je mis sur le bas côté prenant bien soin de laisser de nouveau les phares allumés. Je plissais les yeux pour être certain que ce n’était pas animal ou quoique ce soit d’autre, mais je reconnu la salopette rouge. C’était elle. Allongé à terre. Pendant un moment j’ai cru qu’elle s’était faite renversé par un autre véhicule, mais en m’approchant je ne remarqué aucune trace de « choc ». Je ne compris pas vraiment, mais voyant qu’elle respirait je ne posais pas d’avantage de question. Je m’approchais d’elle à grand pas, m’accroupissant près d’elle.

« Hey ! Ca va ? »

Je me maudissais de l’avoir laissé. J’aurais dû suivre mon instinct qui me disait que quelque chose ne tournait pas rond. Même si je ne pouvais encore expliquer quoi, il y avait quelque chose qui n’était pas normal. Je ne pouvais pas la laisser comme ça. J’avais beau tout faire pour me montrer froid et rigide avec les autres, pour éviter qu’on m’aborde de peur de m’attacher pour finir une nouvelle fois abandonné, je n’étais pas un monstre sans conscience. Je n’étais pas du genre à laisser – même mon pire ennemie – crever seul au bord de la route.

Sans lui demander son avis, j’attrapais la fillette plaçant mon bras gauche sous ses jambes et mon bras droit sous son dos, la soulevant pour l’amener à l’écart de cette route. Je ne lui laissant pas le temps de protester, la serrant fermement près à subir toutes sortes de coups de réprobation. Je la posais doucement sur le trottoir en position assise. Je pris place à côté d’elle, décidé cette fois à ne pas la laisser seule dans cet état. Si elle voulait se débarrasser de moi, il faudrait qu’elle parte d’ici. Pas question de faire deux la même erreur de la l’abandonner seule à nouveau sans être sûr qu’elle soit en sécurité. Je me sentais responsable de ce qui venait d’arriver et je savais pertinemment que je ne pourrais pas me sortir ça de la tête tant que je n’étais pas sûr qu’elle aille bien.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? »

Mon ton avait changé depuis tout à l’heure. J’étais moins sec, moins froid. Bien sûr, se montrer chaleureux n’était pas vraiment ma plus grande qualité et j’avouais ne pas savoir faire ça. Ça ne m’empêchait pas d’essayer d’être une fouilla moins rêche dans mes paroles. Décidé à ne pas bouger, je laissais le silence s’installer. Si elle ne voulait pas parler, je ne la forcerais pas. Je n’étais pas moi-même très bavard, et je comprenais très bien qu’elle ne voulait pas partager quoique ce soit avec un inconnu qui avait presque failli la tuer quelques temps plus tôt. Au fond, je ne savais pas du tout quoi faire dans cette situation alors j’avais simplement décidé de rester à côté d’elle silencieux. Peut-être qu’à un moment, elle finirait par se relever et partir. Ce n’était pas un problème, tant que j’étais sûr qu’elle pouvait le faire. Finalement ma raison ici pouvait être un peu égoïste, non ? Je voulais vérifier qu’elle allait bien pour me sentir moi-même bien et non coupable de l’avoir laisser seule…





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Ven 12 Nov - 10:22

Na Ra inspira une fois. Deux fois. La troisième gorgée fut plus douloureuse que la suivante et moins que la quatrième. La douleur dans sa poitrine allait grandissant. Tout autour était silencieux. Elle attendit un peu plus d'une seconde en fin de compte avant d'oser ré-ouvrir les yeux. Elle craignait d'apercevoir à nouveau cette rue autour et ce virage à côté....

A l'idée du virage, son estomac se retourna et elle étouffa un sanglot angoissé. Elle devait se redresser. Pas se remettre sur pieds, elle en était incapable. Non, il fallait qu'elle redresse son torse, pose ses deux mains au sol. Qu'elle relève la tête et qu'elle se propulse vers l'avant à l'aide de ses bras et de ses abdos. Elle savait que trainer deux jambes mortes était épuisant. C'était comme être enchainé à un corps mort, lourd et raide. Cette image de son propre corps ainsi lui donnait envie de vomir. Elle voulait bouger. Elle devait bouger, elle était encore au milieu de la route. Cette fichue route qu'elle haïssait temps.

Na attendit un instant, se laissant envahir complètement par le froid de la route et le silence de la nuit. C'était comme de l'humidité qui se créé un chemin sous votre peau et ne vous quitte plus. Cette peur habituellement omniprésente prenait pas à pas le dessus ; et qu'importe où Na Ra regardait, elle ne trouvait pas de sortie.

Après plusieurs minutes face contre le bitume, la jeune fille essaya de puiser dans sa colère pour se redresser. Pas sa colère contre l'inconnue, cette dernière avait complètement disparue, plus vite encore qu'elle n'était apparu. Non, la colère contre son corps. Toujours la lampe à la main, elle s'appuya doucement sur son bras gauche, faisant un quart de tour avec son haut de corps, pour avoir une vue d'ensemble de ses jambes étendues derrière elle. « Bougez ». Les fixant, elle récidiva à plusieurs reprises son ordre. Mais elle tout aussi bien essayé de faire bouger un crayon avec son esprit. De sa main gauche, elle essaya de mettre en action une de ses jambes, mais c'était trop lourd et elle n'était pas dans le bonne position. Elle fini par arrêter.

Un coup d'œil autour d'elle ne fit qu'amplifier une fois encore son malaise. Elle ne voulait pour rester ici. Plaquant ses deux avants bras au sol, elle hissa de tout ses forces, amenant son haut de corps à avancer et faisant ainsi bouger que quelques centimètres son bassin. Ce petit mouvement tirailla son nerf mais elle ignora cela et récidiva. Une, deux, trois... six fois. Les efforts fournis étaient décourageant quand elle releva la tête pour constater qu'elle avait avancé de moins de dix centimètre. Le parquet ça glisse. Et fatalement, ce n'était pas le cas de ce fichu goudron. Il était froid et complètement désagréable contre sa peau. Na Ra gémit et plaça ses bras sous son corps pour essayer de se tenir chaud. Le trottoir était encore a plus de deux mètres et elle se sentait épuiser. Ça faisait longtemps qu'elle avait pas dansé en extérieur durant une période aussi longue. La rencontre avec le troisième année avait également puisé dans ses forces. Et pire que tout elle ne trouvait plus de raisons de se propulser vers l'avant une nouvelle fois. Car une fois qu'elle aurait fini cet effort il faudrait recommencer, encore et encore. Comme trop souvent depuis les sept derniers mois. Qu'avait-elle récolté en échange ? Rien. Elle avait travaillé tant d'heure à marcher entre deux barres, elle était tombée tant de fois... Elle avait espéré jours après jours que son père s'en soucierai. Rien qu'un peu. Mais il était pas revenue après l'hôpital. Deux heures et c'était tout. Et au final, elle n'était même plus capable de marcher après une ou deux heures de danse.

Na Ra ferma à nouveau les yeux. Cet endroit lui minait le moral mais elle ne voulait même plus combattre cela. Ça ne servait plus à rien de faire des efforts.

Elle eut vaguement conscience du bruit de moteur pas si loin, mais son esprit était comme soul. Fatigue, douleur, peur, tout ça l'empêchait de réfléchir. Ce fut la voix de l'homme qui la tira de cette sorte de torpeur bizarre. Ses mains étaient fermées, sous son menton et elle bougea à peine la tête pour constater qu'il s'agissait bien de l'inconnue de Yi Sun Sin. Que faisait-il là ? Il était parti non ? Et il avait dit quoi au juste ?

Na sentit les deux bras la soulever du sol, comme une délivrance qui la séparait de la froideur du sol pour lui offrir un contact plus chaud. Ce mouvement lui fit tourner la tête. Sa jambe lui lança, mais elle l'ignora, préférant fermer les yeux deux secondes pour ne plus voir cette rue. Elle fut presque surprise de trouver ce contact réconfortant, quasiment chaleureux. Quand il la déposa sur le trottoir, Na Ra veilla a fixer sa main gauche contre le sol, aussi discrètement que possible. Sans ça, elle aurait perdu l'équilibre ainsi privé du contre poids inconscient qu'étaient nos jambes et qui permettaient un de maintenir la balance correctement.

« Qu’est-ce qui s’est passé ? »

Il s'était assis à ses côtés. Na Ra l'observa deux secondes, silencieuse et soucieuse. Qu'allait-elle faire ? Baissant les yeux, elle porta sa main sur le haut de son visage, avant de la laisser courir dans ses cheveux, redescendre le long de nuque et finalement retomber sur sa jambe. Jambe qu'elle fixa un moment avant de fouiller du regard l'obscurité effrayante. Que devait-elle répondrait ?
Tant par peur de dévoiler son secret que par orgueil et peur du jugement, elle ne voulait pas dire la vérité. Mais elle n'avait pas envie de mentir non plus à quelqu'un qui venait de l'aider. Simplement parce que ça ne se faisait pas de mentir ainsi. Ne pas répondre serait au moins aussi mal poli.

Na Ra laissa planer un peu le silence, cherchant ses mots dans le noir environnent, n'osant pas vraiment regarder en face la personne qui venait de l'aider. Il la voyait précisément comme elle aurait voulu que jamais personne ne la vois et ça blessait sa fierté. Cet état qui la dégoutait tellement d'elle même, il était à deux doigts de le voir complètement. Elle avait déjà du mal à regarder les médecins, alors quelqu'un de Yi Sun Sin ? Oui mais cette personne venait de l'aider...

La jeune fille fini par ouvrir la bouche, parlant à mi-voix, un peu impressionnée par le calme environnant mais également apaisée par la lumière unique du phare de la moto.

« Je suis juste tombée... Tu est revenu ? »

Elle savait pas trop elle même ce qu'elle voulait dire par cette dernière question. Elle tenait toujours dans sa main gauche la lampe de poche et referma inconsciemment ses doigts dessus.





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Ven 12 Nov - 23:14


Je laissais sans un mot la jeune femme me parcourir du regard. Curieux mais surtout inquiet de connaitre la réponse à ma question. Le silence qui s’installa était léger et agréable. Je pouvais entendre le bruit des moteurs des dizaines de motos qui venait de s’élancer dans les rues de Séoul. Un bourdonnement lointain mais que je reconnaissais sans aucun problème. C’était une mélodie que j’aimais bien, elle résonnait de manière plutôt douce à mes oreilles. Je connaissais le parcours de la course d’aujourd’hui et bien heureusement il ne passait pas par ce virage. Pas étonnant, vu sa réputation. Plusieurs motos s’engouffrant ici en même-temps, c’était l’accident assuré.

« Je suis juste tombée... Tu es revenu ? »

La voix de la fillette me sortir de mes pensées. Je tournais lentement la tête vers elle. Elle avait les yeux fixés sur ses jambes, comme gênée. Je décidai de revenir plus tard sur la première partie. « Juste tombée »… C’était… Étrange. Quand on tombe on se relève, surtout dans un tel endroit. Il devait y avoir plus. Mais je ne voulais ni me montrer indiscret, ni même la brusquer. J’avais déjà remarqué qu’elle ne semblait pas aimer qu’on vienne à trop lui poser de question. Alors… j’étais revenu oui. Mes yeux ne la quittèrent pas alors que je cherchais comment expliquer mon retour ici. En réalité, ce n’était pas si difficile à dire.

« Tu avais l’air bizarre quand je t’ai laissée… Alors je suis revenu vérifier que tout aller bien.»

En réalité, j’étais venu voir que je m’étais fait un film et qu’elle était restée debout juste par provocation et qu’une fois que j’étais partie, elle en aurait fait de même de son côté. Ca aurait dû être ainsi. J’aurais dû me retrouver comme un idiot au milieu de cette route vide. Mais à la place de ça, je l’avais trouvé étendue par terre, consciente mais pourtant immobile et c’était encore plus étrange que de a voir planté debout sans bouger. Quelque chose clochait, mais je n’étais franchement pas expert pour deviner quoi.

Depuis combien de temps était-elle étendu à terre ? J’avais quitté les lieux une bonne vingtaine de minutes voir plus, plus tôt. Elle aurait pu se faire écraser un bon nombre de fois. L’heure tardive jouait en sa faveur mais un autre chauffard dans mon genre n’était pas à écarter, surtout un soir de course… Se rendait-elle compte du danger que rester ainsi avait provoqué ? Si je n’étais pas arrivé, combien de temps encore y serait-elle restée ?

Alors le « juste tombé », je ne pouvais le laisser ainsi. Du moins, je ne pouvais pas faire comme j’y croyais. Qu’elle me dise que ce ne sont pas mes affaires et je tairais mes questions, mais qu’elle ne s’imagine pas me faire gober n’importe quoi.

« Tu es tombée… et tu n’arrivais pas à te relever ? »

Ma voix était calme et posée pour une fois. Pas une once d’agressivité, ni même de curiosité. Ce n’était pas ça. Je n’étais pas de ceux qui ont un besoin d’assouvir une curiosité malsaine à chaque fois qu’il arrive quelque chose à quelqu’un. Pas dans ces cas là, pas quand ça implique un réel risque de complication. Un côté de moi était vraiment inquiet de la réponse et se sentait responsable d’avoir laissé la jeune fille comme ça. C’était tout en contradiction avait ce que je laissais paraitre de moi à quiconque osait m’approcher, j’en étais conscient. Vouloir toujours paraitre froid et distant, parfois ça aller en complète opposition avec qui j’étais. Étais-je de ceux capables de laisser quelqu’un seul dans la fraicheur de la nuit sans savoir si tout danger était écarté ? Non, évidemment que non.

Mon regard se posa sur les jambes de la jeune femme qui n’avait pas bougés depuis que je l’avais posée à terre. Le souvenir de notre première rencontre me revint en mémoire. Ce jour là aussi je l’avais laissée seule à terre avant de revenir sur mes pas, conscient que ça ne se faisait pas. Bien sûr les dangers n’étaient pas les mêmes. Que risque t-on réellement dans les couloirs de l’école ? Pas grand-chose en réalité. Au pire quelques moqueries mais rien de plus. Ce dont je me rappelais c’est ce que j’avais vu en revenant alors qu’elle ne s’était pas rendu compte de mon retour en arrière. Elle, regardant avec soin – voir inquiétude – sa cheville. Et lorsque j’en avais fait illusion à notre « deuxième » rencontre, elle m’avait latéralement envoyée baladé.

« C’est ta cheville … ? »

Je ravalais mes mots. On ne se connaissait pas. Je ne connaissais même pas son nom, j’ignorais tout d’elle si ce n’est qu’elle faisait partie de Yu Gwan Sun et qu’elle faisait partie de ce nouveau club de cheerleader. A sa place, je ne parlerais aucunement de mes problèmes à un inconnu, car c’est ce que je restais, un parfais inconnu. Elle n’avait ni à me dire pourquoi elle était tombée, ni à cause de quoi, surtout si c’était dû à un problème quelconque avec ses chevilles. Ça restait personnel. Je le savais, j’en étais conscient.

« Pardon, ça ne me regarde pas. »

Reste à ta place Dong Woo. Un bon conseil donné à moi-même. Un regard à ma montre m’indiquait qu’il se fait déjà tard. Certes pas tant que ça pour moi qui avait l’habitude de passer une bonne partie de mes nuits dehors, aimant ce moment de liberté où je pouvais ne plus penser à rien. Mais pour elle, n’avait-elle pas quelqu’un qui s’inquièterait pour elle ? De la famille, une gouvernante ou un autre truc du genre ? En la regardant d’un peu plus près, je n’étais pas sûr qu’elle ait sur elle un quelconque moyen de prévenir de son « état ».

« Tu veux appeler quelqu’un pour qu’il vienne te chercher ? »

Tout en parlant, j’avais sortie de ma poche mon téléphone portable. Seul objet que mon père se faisait un devoir de renouveler à chaque nouveauté que sortait sa compagnie… Bah oui, ça ferait tâche si un seul membre de sa « famille » se retrouvait avec un portable passé de mode… Bien qu’honnêtement, je n’en avais rien à faire.








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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Sam 13 Nov - 5:34

« Tu avais l’air bizarre quand je t’ai laissée… Alors je suis revenu vérifier que tout aller bien.»

C'est gentil. Voila la première chose qui vient à l'esprit de Na Ra en entendant ces mots. Un an auparant, elle n'aurait pas troué ça anormal. Mais ça aujourd'hui ça la surprenait. Il avait sans doute mieux à faire non ? Un rendez-vous, des amis à voir ou même dormir chez lui. L'être humain est de nature égoïste. C'était un fait. Lui d'abord. Il n'y pouvait rien, il ne pouvait entendre que ses propres pensées, il ne pouvait juger une situation qu'en fonction de ses propres acquis. Et les gens capable de faire passer les intérêts d'autrui avant les leurs, même en cas de danger de mort pour l'autre et bien il n'y en avait pas tant que ça en fin de compte. Et lui, il avait fait demi-tour juste parce qu'elle « avait l'air bizarre » ?
La jeune fille y réfléchis deux secondes. Ce gars qui avait semblait si froid à chaque fois qu'elle l'avait entre aperçu au lycée... Oui lui s'avérait être bien plus gentil qu'il n'y paraissait. Elle se détendit un peu. L'agressivité de la nuit lui paru un peu moins dure. Finalement, tout n'était peut-être pas si négatif autour. Quand-est-ce que Na Ra avait arrêté de chercher les petits points positifs autour d'elle ? La présence de ce lycéen était comme une piqûre de rappel, le tout petit rien dont elle avait besoin pour affronter le reste autour.

« Tu es tombée… et tu n’arrivais pas à te relever ? »

Na Ra hocha très légèrement la tête sans rien dire pour autant. Elle n'arrivait pas à se relever, on pouvait dire ça comme ça... Ou bien est-ce qu'en réalité elle ne le voulait pas ? Est-ce qu'en fait, elle n'était tout simplement pas à cours d'objectif et de force ? Un être humain à ses propres limites. On peux tomber et se relever autant de fois qu'il le faut, Na' l'avait toujours pensé. Mais ce soir, elle avait simplement été à court de raisons pour se relever. Ça lui avait paru plus simple de rester immobile au sol, moins fatiguant, plus reposant. Peut-être que oui en fin de compte elle avait bel et bien choisit de rester par terre et de baisser les bras.

« C’est ta cheville … ? Pardon, ça ne me regarde pas. »

Tandis qu'il prononçait ces mots, Na Ra tourna la tête vers lui. Il ne semblait y avoir rien de malsain dans cette demande. Peut-être une légère inquiétude, mai s Na' n'aurait pas parié complètement sr cette réponse; Non il y avait autre chose. De la culpabilité ? Cela surprit la jeune fille. Il n'était responsable de rien, le seul responsable c'était cette voiture il y a sept mois et aussi un peu elle même. Elle avait prit le risque de danser ce soir, malgré l'interdiction du médecin de pratiquer tout sport. Elle s'était rendu au virage pour y trouver elle ne savait quoi en sachant parfaitement que cette route était dangereuse et qu'elle avait son nerf sciatique qui commençait à lâcher prise.
Alors non il n'était pas responsable et elle ne souhaitait pas que ce sunbae y réfléchisse plus longtemps. Il ferait mieux de reprendre sa moto et de retourner faire ce qu'il voulait.La taux de probabilité qu'une voiture parvienne à la faucher du trottoir était quand même faible non ?
Il fallait juste qu'elle lui retire le poids de ça conscience en fait. C'était sans doute pour ça qu'il était revenu. Cette idée rassura Na'. Oui en fait c'était toujours vrai le fait que les gens agissait que pour eux. Tout comme le fait qu'elle ne s'inquiétait pas réellement pour lui, elle ne voulait juste pas être responsable de son malaise morale. Typique de l'égoïsme humain.

Réfléchissant, elle regarda sortir son portable et le lui tendre.

« Tu veux appeler quelqu’un pour qu’il vienne te chercher ? »

Quelqu'un ? Non il n'y avait personne à appeler. Elle ne connaissait pas le numéro de son chauffeur et de toute façon, elle n'allait pas le déranger en pleine nuit, il avait le droit de dormir. Un taxi alors ? S'imaginer en train de monter en rampant dans un taxi et être obligée d'en redescendre de la même façon... Cette idée l'aurait sans doute fait rire si ça n'avait pas était aussi gênant à imaginer. Non, autant rester là et attendre le petit matin, ses jambes seraient peut-être revenues d'ici là.
Le plus important pour l'heure, c'était de reprendre ses esprits. Na Ra chercha donc au fond elle ce sourire qu'elle savait si bien utiliser. Elle ne savait pas mentir mais elle savait faire remonter à la surface suffisamment de joie pour oublier un instant ce qui la tracassait. Savourer le positif pour oublier un moment le négatif. C'est souvent ainsi qu'elle faisait quand ça n'allait pas.

Tournant sa tête, elle lui sourie doucement, avec une chaleur sincère, sortie de nul part et qui n'était pas apparu une seule fois depuis qu'ils s'adressaient la parole.

« Merci pour le portable, mais ça ne sera pas nécessaire. Mon chauffeur vient de changer de numéro de portable et de toute façon, il dort à cette heure je pense. Et je préfère ne pas prendre taxi. »

Elle marqua une légère pause, repoussant de sa main droite le portable dernier crie tendue vers elle.

« Tu sais, tu n'as pas à te sentir responsable pour... Pour tout ça. Ce n'est pas ma cheville et ce n'est pas très important non plus. Je ne suis pas tombée à cause de toi et puis tout va bien pour tout le monde. Moi je... préfère rester là. Tu n'est pas obligé de rester ici, je ne veux pas te déranger plus que ça. Tu m'as déjà beaucoup aidé ce soir. Merci Sunbae-nim. »

En prononçant ce terme de Sunbae-nim, Na Ra espérait à la fois montrer sa reconnaissance et détendre un peu l'atmosphère en tournant à la dérision leur précédente dispute. Elle l'avait même accentué d'un autre sourire, espérant qu'il comprendrait que ce n'était pas là de la provocation. Mais malgré tout ses efforts pour sourire et mentir correctement, sa voix avait quand même tressaillit quand elle affirmait que tout allait bien. Qu'importe ses efforts, Na Ra ne savait pas mentir et s'en rendait à pas peine compte.







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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Sam 13 Nov - 12:07

« Merci pour le portable, mais ça ne sera pas nécessaire. Mon chauffeur vient de changer de numéro de portable et de toute façon, il dort à cette heure je pense. Et je préfère ne pas prendre taxi. »

Quelque pars ces paroles me surprirent. Qu’elle ne veuille pas appeler son chauffeur par peur de le réveiller ? Un peu oui. Le peu de personne de l’école que je pouvais dire « connaitre » à savoir mes frères et quelques anciennes connaissances « amicales » n’auraient, elles, pas hésiter une seconde à réveiller quelqu’un qu’elles jugent payé pour emmener d’un endroit à un autre à tout moment et à toutes occasions. Personnellement j’avais cessé de me faire conduire par un chauffeur depuis bien longtemps, préférant le vélo quand je n’étais pas apte à conduire puis la moto. Mais à vrai dire, ce qui me surprit le plus, c’est qu’elle n’ait personne à prévenir. Ni famille, ni amis ? Pas un père ou une mère inquiets à l’attendre chez elle, pas même une gouvernante s’occupant d’elle? Ou bien était-elle partie en douce sans prévenir qui que ce soit et ne voulait pas se faire réprimander ? Était-elle vraiment une gamine téméraire ou bien une fillette seule ? … Je ne poserais pas la question, préférant garder une certaine distance sans m’immiscer dans sa vie, me répétant que moins j’en saurais mieux ça serait, à près tout les possibilités que dès le lendemain matin nous fassions chacun comme si nous ne nous connaissions pas était plutôt bien élevé non ? D’ailleurs, le fait que je ne connaisse pas son prénom ne faisait que renforcer cette impression que nous restions deux inconnus l’un pour l’autre, et je ne comptais pas le lui demander. Cette distance, je m’y sentais à l’aise, elle me permettait de ne pas avoir à trop me méfier car au fond, je ne savais pas qui elle était et elle ne savait pas non plus qui j’étais.

« Tu sais, tu n'as pas à te sentir responsable pour... Pour tout ça. Ce n'est pas ma cheville et ce n'est pas très important non plus. Je ne suis pas tombée à cause de toi et puis tout va bien pour tout le monde. Moi je... préfère rester là. Tu n'es pas obligé de rester ici, je ne veux pas te déranger plus que ça. Tu m'as déjà beaucoup aidé ce soir. Merci Sunbae-nim. »

Si j’avais était du genre à sourire, je l’aurais certainement fait à ses paroles, amusé d’un côté qu’elle tente de me « rassurer » sur l’étendu de ma responsabilité dans tout ce qui venait de se passer mais reconnaissant aussi d’essayer de le faire. Mais je n’étais pas du genre à sourire, à vrai dire c’était plutôt rare dernièrement, je me contentai alors de froncer légèrement les sourcils avant de remettre mon portable qu’elle venait de repousser dans la poche intérieur de ma veste.

Partir ? La laisser seule encore une fois ici ? Non, pas deux fois la même erreur vous ais-je déjà dis. Si elle ne voulait pas me voir, elle devrait se lever et partir.

« Non c’est bon je reste ici. J’ai rien de mieux à faire de toute façon. »

Pure vérité. Qu’est-ce que j’allais faire si je partais ? Rentrer chez moi ? A cette heure ci, tout le monde devait dormir donc avec un peu de chance j’aurais pu me faufiler discrètement dans ma chambre et y être tranquille, mais ce n’était pas un programme très existant non plus, donc bon. J’étais plutôt déterminer à rester ici.

Je ne relevais pas le « sunbae-nim », bien que je le trouvais un peu trop formel. On ne m’appelait pas ainsi habituellement, alors c’était étrange. Déjà « sunbae » c’était rare. La vérité était que je n’avais pratiquement aucun rapport avec les autres élèves de l’école, jamais.

Je laissais le silence s’installer autour de nous. Les bourdonnements lointains des moteurs de moto avaient cessaient, j’imaginais que le parcours devait se continuer trop loin pour qu’on puisse encore les entendre. Seul le « bruit » de la nuit nous entourait. Je laissais mes yeux vagabonder de chose en chose. Ma moto dont les phares nous illuminaient toujours, et que je ferais mieux de couper si je ne voulais pas que ma batterie soit morte lorsque je voudrais la redémarrer. Le trottoir d’en face, si près et si loin à la fois, j’essayais d’imaginer ce que ça pouvait faire d’être allongé là seul au milieu sans pouvoir se relever, un frisson m’en parcourra le dos, imaginer que mon corps puisse me faire défaut alors que c’est la seule chose sur laquelle j’estimais pourvoir compter sans me poser de question était une chose effrayante, encore plus lorsque vous êtes un sportif et que votre corps est votre « instrument », ce que, si j’avais bien compris, était également la fillette. Je tentais d’imaginer mais j’étais certain qu’en réalité la sensation devait être pire… Puis mon regard se posa sur la jeune fille silencieuse à côté de moi, les bras et le ventre nus. L’air autour de nous s’était considérablement rafraichis depuis le « début » de soirée, l’automne rendait les journées de plus en plus froides nous amenant lentement vers les rudes mois d’hiver.

« Tu n’as pas froid comme ça ? »

Sans lui demander la permission je retirais ma veste pour la lui mettre sur les épaules. Je n’aurais pas réellement sut expliquer pourquoi alors que quelque temps plus tôt j’avais une colère inexpliquée envers elle, à ce moment là j’avais eux ce réflexe. Elle devait certainement me trouver étrange. Au fond, je l’étais probablement… étrange. Mais il était évident pour moi que je ne pouvais rester là avec mon t-shirt, mon sweet et ma veste, alors qu’elle ne portait qu’un t-shirt sans manche. C’était une sorte de logique. Un équilibre à établir, à maintenir… Et puis bon, vu qu’elle semblait décidée à rester ici toute la nuit, autant éviter d’attraper froid, non ?





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Dim 14 Nov - 6:51

« Non c’est bon je reste ici. J’ai rien de mieux à faire de toute façon. »

Étrangement, il semblait changer d'humeur à peu près aussi vite qu'elle. Heureusement, car Na Ra n'aurai plus vraiment eut la force de ressortir la hache de guerre. Et aussi vite qu'elle s'était vidée de ses forces, cette tentative pour le faire partir était la dernière, elle le sentit.
Il comptait rester et elle n'insisterait pas plus. Parce que quelque part, sa présence avec réellement quelque chose de rassurant. Un peu comme un bouclier face à ce lieu.

Na ne dit rien. Parce qu'il n'y avait rie à dire et que parfois, ce n'était pas forcément mauvais. Il y a des silences tendus et il y a des silences saints. Ce n'était ni l'un ni l'autre pour la jeune fille. C'était plutôt comme de regarder dans un miroir, une fenêtre vers un passé pas si lointain. Un passé qui revenait régulièrement sous forme de flashback. Ça aussi elle avait dû apprendre à le maitriser. Dans un premier temps, dès que son esprit n'était pas suffisamment sollicité, il la ramenait vers ce soir là, repassant en boucle le choc, la portière qui s'ouvrait, les bruits de pas au sol...
Reconstituer la scène, c'est qu'elle faisait, doucement, sans se brusquer, elle regardait la route, cherchant des détails sur la voiture, là où elle s'était arrêtée. Ça ne servait pas à grand chose. Elle ne comprenait toujours pas. Comment quelqu'un pouvait agir ainsi, de façon si... Ce n'était même plus de l'égoïsme. C'était bien plus dangereux que ça. Même était-ce plus inhumain ou au contraire, plus humain encore ? Était-ce des cas à part ou avait-ils juste agis comme la majorité l'aurais fait ? Fuir un problème pour le résoudre, sans se soucier des conséquences pour les autres ? Est-ce que c'était humain et normal ? Si c'était bien ça, alors Na ne voulait plus jamais faire confiance à un humain. Elle ne voulait plus faire partie de cette race, elle voulait s'en dégager, être au dessus d'eux.
Mais pour ça, il y avait du travail. Beaucoup de travail. Elle prenait chaque jour conscience de son propre égoïsme. Mais comme pour renvoyer sa propre douleur aux autres, elle prenait soin de l'accentuer par moment, de pousser autant qu'elle le pourrait, comme une vengeance lancée au hasard. Comme si l'humanité entière devait payer pour ses semaines de combats seule. Si égoïste comme façon de faire, elle le savait.

« Tu n’as pas froid comme ça ? »

Sa voix fit presque sursauter Na Ra. Froid ? Si en fait, maintenant qu'il le lui faisait remarquer, elle ne s'était pas tellement réchauffée depuis le contact avec le sol. Avant qu'elle est demandé quoi que ce soit, il se débarrassa de sa veste pour la lui remettre sur ses épaules. Ce petit geste fit sourire Na', un instant distraite de ses souvenirs fantômes. Elle répondit d'un timide « Merci... » tout en enfouissant plus profondément des épaules et son cou dans cette veste encore chaude de la chaleur de son précédent porteur. Involontairement, elle en profita pour humer sans bruit ce discret parfum, propre à cet inconnu. Cela lui fit immédiatement re-songer à ce sentiment de sécurité ressenti et elle se décontracta un peu plus. Mentalement, elle se moqua un peu d'elle-même. Son cerveau faisait si vite de relation de cause à effets, c'était presque idiot.

Na se replongea dans la contemplation de ses jambes et de la rue. Une nouvelle fois, elle resta silencieuse un moment. Elle était reconnaissante à ce Sunbae inconnu de ne pas parler. C'était plus simple de faire le point sans avoir à affronter un quelconque regarde ou jugement.
Mais finalement, ce fut plus fort qu'elle, elle fut la première à rompre le silence. Dans un chuchotement, sans vraiment parler à l'inconnu, sans attendre de réponse ou n'exigeant même pas d'écoute, elle murmura :

«... Je crois que je n'aime pas cet endroit. Qu'importe comment je le regard, il me semble toujours froid et sans vie. Il n'y a pas d'oiseau nocturne qui chante, pas de chat sur les trottoirs... La lune semble jamais visible d'ici, avec ses hauts immeubles aux alentours. Même le sol y est plus froid qu'ailleurs je crois. »

Elle avait prononcé cette dernière phrase d'un ton plus léger, essayant d'abandonner cet air grave pour un peu de dérision. Comme si elle s'était amusée à tester le confort et la chaleur de chaque coin de rue. C'était une remarque stupide elle en avait conscience. Sûrement que dans la plupart des rues de Séoul on entendait pas non plus de rapace de nuit. Mais elle était sûre d'avoir aperçu la lune un peu plus tôt dans la soirée, depuis le parc. Ce n'était pas si éloigné comme lieu, alors pourquoi ne pouvait-elle pas voir la lune dans le ciel d'ici ?
Elle n'espérait pas de réponse. C'était une forme de constat et elle ne voulait pas forcer son compagnon d'attente à parler si il n'en avait pas envie.

Le silence qui suivit sa remarque fut rapidement brisé par un bruit de moteur. Il provenait directement du virage et n'était pas si loin. La lycéenne se tendit tandis que sa tête se tournait vers l'arrondit bien marqué que formait la route. A une vitesse bien en dessous de la limitation, une voiture fit son apparition. Il y eut un léger bruit de frein et cette voiture s'arrêta sur le trottoir d'en face.
Les yeux de Na Ra étaient devenus fixent, elle n'osait absolument plus respirer, retenant son souffle. De toute son âme elle écouta la portière s'ouvrir et la chaussure toucher le sol. Le bruit était exactement pareil à dans son souvenir, tout comme la voiture. Sans mot, le chauffeur quitta la voiture et vient de poster de l'autre côté de la voiture, face à eux. Il y eut un silence avant qu'il ne prenne la parole.

« J'espérais vous recroiser un jour, ici... »

Le sang de Na Ra se glaça complètement dans ses veines. Il n'y avait plus aucun doute possible. Si elle était venue ici en espérant apercevoir la voiture qui l'avait percuté des mois plutôt, jamais elle n'aurai songé tomber nez à nez avec le chauffeur.





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Lun 22 Nov - 6:36

Spoiler:
 

Je répondis d’un simple hochement de tête à son « merci ». Alors que son regard se perdait devant elle, contemplant je ne sais quoi, je me permis de la détailler un peu plus malgré l’obscurité qui nous entourait. J’avais quelques difficultés à retrouver la première image que j’avais d’elle. Ma première impression d’une gamine capricieuse pourrie gâtée ne connaissant pas de quelconque difficulté autre que de savoir comment se coiffer le matin était plutôt mené à mal avec ce que je pouvais voir de la jeune femme à présent. Elle avait un léger air triste sur le visage, un air qu’elle semblait vouloir dissimuler malgré tout, une intuition de ma part. Dans tout les cas, je devais bien avouer qu’elle me paraissait beaucoup moins « fille chérie à papa & maman » à présent. Une partie de moi se mit à penser qu’on avait peut-être des points communs de ce côté-là, qu’elle n’avait peut-être, elle non plus, aucun soutien familial, qu’elle était en quelque sorte seule. Mais je réprimais de suite cette idée. Mieux ne valait pas faire de supposition ou quoi que ce soit d’autre, je ne la connaissais pas et je n’aurais certainement pas l’occasion de la connaitre.

Je détournai mon regard de ma cadette pour me perdre à mon tour dans le paysage. Mes yeux se posèrent sur le bitume noir, le fixant sans réellement le voir, yeux mi-clos, laissant mes pensées vagabonder dans vraiment penser en réalité. Elle me sortit de ma torpeur.

«... Je crois que je n'aime pas cet endroit. Qu'importe comment je le regard, il me semble toujours froid et sans vie. Il n'y a pas d'oiseau nocturne qui chante, pas de chat sur les trottoirs... La lune semble jamais visible d'ici, avec ses hauts immeubles aux alentours. Même le sol y est plus froid qu'ailleurs je crois.»

Je rouvris les yeux pour les poser à nouveau sur elle. Honnêtement, j’avais du mal à comprendre ses paroles. Pour moi, cet endroit n’était pas différent d’un autre. Certes à présent, avec les récents événements, je savais que dès que je devrais à nouveau y passer, j’en aurais des frissons dans le dos au souvenir de la catastrophe évitée de justesse, une raison de ne pas aimer cet endroit. Mais les paroles de la jeune fille m’intriguait, avait-elle déjà eut « affaire » à cet endroit ? Je ne répondis pas. Je n’avais rien à dire en réalité. Je me contentais de constater qu’en effet on ne pouvait voir ni la lune, ni aucune étoiles d’ici… Cependant, je ne saurais dire si c’était le cas dans un autre endroit de la ville. De chez moi, on ne la voyait pas non plus en tout cas… Je n’avais pas le souvenir d’entendre de quelconque bruit d’animaux non plus.

Au fil des minutes qui passaient, je venais à réaliser que je ne mettais pas même excuser d’avoir failli la tuer… J’avais commencé par m’énerver, plus par besoin d’évacuer mon angoisse plus que par réelle colère envers la fillette… Et des excuses seraient tellement inutiles au fond. Ce qui est fait est fait. Pourtant, parfois ça peut réellement tout changer. Rien que de penser ce qui aurait pu se passer si plus jeune, on m’avait seulement dit « je suis désolé », peut-être aurais-je pu faire de nouveau confiance ? Pour elle ou pour moi, je ne saurais le dire, je devais prononcer ses paroles.

«Désolé… J’aurais pas dû rouler si vite… »

C’était peut-être lancé étrangement dans le contexte actuel, j’avouais. Dans la seconde qui suivit, un moteur se fit entendre. Au son, je reconnaissais facilement une voiture. Alors qu’on aurait pu s’attendre à ce qu’elle passe tranquillement son chemin, elle ralentit plus que nécessaire dans le virage, pour s’arrêter à quelques mètres de nous, elle semblait parfaitement savoir ce qu’elle faisait… Un homme en sorti, se dirigeant vers nous. Intrigué et instinctivement, je me relevais immédiatement, alors qu’il arrivait à notre hauteur.

« J'espérais vous recroiser un jour, ici... »

Mon regard passa tout d’abord de l’homme à la jeune femme qui semblait un peu blanche tout d’un coup… Je pris donc l’initiative de faire un pas en direction de l’homme, me plaçant entre lui et ma camarade.

« On peux vous aider ? »

Je n’étais pas idiot, j’avais compris qu’il ne voulait pas simplement demander son chemin, et il était évident que j’allais être de trop dans cet échange, si échange il y avait y avoir. Cependant, je voulais être sûr que ce n’était pas avec de mauvaises intentions qu’ils se présentaient à nous.





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Lun 22 Nov - 11:35

La première réaction de Na Ra, passée la surprise, ft d'en vouloir au chauffard. Simplement parce qu'il brisait un instant où elle entendait de mots qui lui étaient précieux. Des mots sortis de la bouche d'un inconnu mais qui représentaient beaucoup pour elle. Plus qu'ils ne l'auraient dût.
Il ne lui avait pas offert le temps de d'anticiper le choc, des mois plus tôt, ni accordé celui qu'il lui fallait pour appeler les secours. Et aujourd'hui,il choisissait ce moment pour arriver... Mauvais timing, encore et encore.

La jeune fille mit quelques secondes pour s'apercevoir que le Sunbae c'était levé et venait de se positionner entre le chauffeur et Na Ra. Ce geste lui permit de ré-atterrir, de passer outre la première phrase. Car Na Ra n'arrivais pas à trouver de réplique à cette phrase. Cynisme ? Ironie ? Sarcasme ? Amertume ? Il y avait trop de parfum dont elle aurait pu teinter sa réponse, quelle qu'elle soit ; c'est tellement simple de trouver différentes façon qu'elle se sentait perdue parmi tant de possibilités.

« On peux vous aider ? »

Pourquoi n'avait-elle pas remarqué jusque là que sa voix aussi était rassurante ? Tout comme son port de tête et sa carrure. Ça devait être sa façon d'être naturellement qui donnait c'était impression, se dit-elle. Oui il devait être de ses gens naturellement réconfortant et qui représentaient une notion de sécurité. Cette idée, elle s'y accrocha. Elle avait pas le droit d'avoir peur maintenant, elle ne pouvait pas céder. Elle n'avait pas fait tout ses efforts pour rien. Ce qu'elle dirait à cet homme si jamais elle le revoyait, elle le savait. Elle y avait des centaines et des centaines de fois quand elle se hissait une fois de plus le long des barres de ré-éducation.
Alors pourquoi sa tête était-elle vide ?

Le chauffeur sembla douter en prenant conscience de la position défensive que prenait l'élève de Yi Sun Sin entre lui et Na Ra. Visiblement, il ne s'était focalisé que sur cette dernière jusqu'à se que Sunbae ne bouge mais remettait en ordre ses priorités. Il semblait hésiter. Il croyait quoi ? Qu'il allait se faire manger ? C'était si stupide. Mais Na Ra avait besoin qu'il parle. Un de ses besoin malsain presque sadique, qui faisait qu'une personne pouvait se complaire en voyant quelqu'un d'autre se débattre, sachant parfaitement qu'il n'y avait aucune branche de secourt. Na n'en était pas fière mais ce sentiment l'envahissait, comme des ronces grimpantes. Mais c'était soit ça, soit la peur. Et elle ne voulait plus avoir peur.

Ne voulant pas encore parler, Na Ra fit quelque chose dont elle fut sans doute la première surprise. Da sa place assise, elle tendis sa main droite pour attraper la main de ce Sunbae, inconnu mais rassurant. Sans mot, elle s'accrocha juste à sa main. Sans trop insister elle lui transmis une légère pression, pour lui faire comprendre que ça serait bon, cet individu en face n'était pas un danger. Quand il se tourna vers elle, elle lui sourit doucement, essayant de transmettre tout le calme qu'elle pouvait. Calme qui venait de la gagner, comme si on vague venait de la recouvrir.
Elle regarda de nouveau le chauffeur et son regard se fit étrangement vide. Elle attendit qu'il reprenne la parole sans pour autant quitter la main de Dong Woo, plus chaude & rassurante que tout ce qu'il y avait autour.

« Écoutez... Je passe ici souvent, presque chaque soir et chaque nuit depuis... Depuis cette nuit là. Je... J'ai mal agis je le sais. J'en dors plus, j'en fais des cauchemars... Je me sais vraiment mal, croyez moi ! Je... Je voulais pas, je... »

Na Ra lui coupa la parole, d'une voix privée de presque tout. Ni force, ni agressivité, ni faiblesse. La seule froideur qu'on pouvait y ressentir, c'était celle de la vérité à l'état pure, dépourvue de tout artifice.

« Ne dites pas que vous ne vouliez pas. Vous avez choisit. Je me souviens et je le sais. »

Le « je me souviens » faisait bien plus que référence au simple choix. Non elle se souvenait de tout. Elle voulait lui faire comprendre par là qu'elle était bel et bien encore consciente quand il avait choisit de la remettre entre le bras de destin ou du hasard. L'homme dégluti, visiblement de plus en plus mal à l'aise.

« Je regrette, vous comprenez... Si je pouvais remonter en arrière... »
« Mais vous ne le pouvez pas. »
« Je voudrais tant. Réparer ce que j'ai fais, laissez moi en une chance, s'il vous plait. Je ferez tout... »

Na Ra eut du mal à inspirer l'air au fond de ses poumons.

« Réparer ? Réparer quoi ? Vous pouvez me rendre le temps perdu ? Vous pouvez reprendre ses heures passées allongées dans le noir ? Les heures avec rien d'autre que du blanc autour de moi ? Vous pouvez être là pour me tendre la main à chaque fois que je suis tombée ? Vous pouvez reprendre les larmes ? Changer la vision que j'ai de mon corps et reprendre les mots que des amis on dit ? .... Est-ce que vous pouvez me rendre mes jambes ?!! »

Sur cette phrase, la voix de Na Ra se brisa. Elle avait commencé en chuchotant, parlant de plus en plus vite, de plus en plus fort, mais elle termina à bout de souffle. Elle ne prit même pas conscience que son corps tremblait.
Na' souffla, s'efforçant de reprendre son calme.

« ... Vous ne cherchez pas à assumer vos actes. Vous cherchez juste du réconfort dans le pardon. Et je continuerais de vous en vouloir. Si vous ne pouvez pas réparer les choses, partez. J'ai dis PARTEZ !! »

Comme si cela pouvait changer quelque chose à la présence ou non de l'homme en face d'elle, Na Ra lâcha la main rassurante pour enfouir son visage dans son propre bras, masquant ainsi ses yeux. Elle ne voulait plus voir ni entendre. Sa propre colère lui faisait peur et elle n'était pas encore prête à l'assumer. Elle souhaitait plus qu'une chose, que cet homme disparaisse et qu'elle ne le revoit plus jamais.





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Mer 24 Nov - 12:39

Je n’avais en rien pris une posture agressive ou menaçante, du moins pas plus que nécessaire avec un inconnu en plein milieu d’une nuit noire, mais l’homme sembla hésiter à continuer. Je ne bougeais pas pour autant, attendant simplement qu’il se manifeste, qu’il explique simplement ce qu’il voulait. Mais ce ne fut pas lui qui se manifesta le premier mais la jeune femme derrière moi. Au début, ce ne fut qu’un contact froid, inattendu qui me surpris, je baissais alors les yeux pour comprendre que c’était sa main. D’une légère pression, elle semblait vouloir m’indiquer que c’était bon, peut-être même qu’elle le connaissait. Je ne dis rien, je ne fis rien d’autre que de reculer d’un pas. Sa main resta accrochée à la mienne. Je restais neutre, ne la serrant pas mais ne la rejetant pas non plus. Je me mis simplement dans une position de « spectateur » qui ne me convenait pas vraiment, mais cette main dans la mienne m’incitait à rester.

Je ne compris pas de suite ce qui se passait. Les premières paroles de l’homme me laisser présager que quelque chose s’était passé ici. Quelque chose dont il n’était pas fier, qu’il regrettait… Les paroles de la jeune femme qui suivit me firent froid dans le dos. Son ton était calme… Mais plus elle avançait dans ses paroles, plus elle gagnait en intensité, plus je comprenais ce qui avait dû se passer. Elle parlait d’être allongée dans le noir, d’être seule, de tomber, de larmes… Et qu’il lui rend ses jambes.

Mon regard qui était alors posé uniquement sur la jeune femme se déplaça vers l’homme pour y voir clairement son malaise et son teint plus livide que jamais. Il avait l’air mal, mais pas malade, un mal de ceux qui ronge votre conscience au plus profond mais dont vous savez que vous ne pouvez rien faire pour changer cela. Une mauvaise action que même les meilleures à venir ne pourraient rattraper. Petit à petit, tout se mettait en place dans ma tête. Ce virage qu’elle détestait, le fait qu’elle se soit retrouver à terre sans pouvoir se relever, le fait même qu’elle soit assise là maintenant sans la possibilité de se lever pour faire fasse à cet homme, tout étaient lié à cet homme justement.

«... Vous ne cherchez pas à assumer vos actes. Vous cherchez juste du réconfort dans le pardon. Et je continuerais de vous en vouloir. Si vous ne pouvez pas réparer les choses, partez. J'ai dis PARTEZ !! »

Elle avait finis par crier. En même temps elle lâcha ma main. Mes yeux se reposèrent sur elle, à présent cachée sous ses propres mains, enfouissant sa tête dans ses bras, secouée certainement par les évènements récents. Je me remis fasse à l’homme, m’interposant de nouveau entre lui et elle. J’avais été neutre, sans aucune animosité dans le regard quelques minutes plus tôt, je ne pouvais pas garantir que c’était encore le cas. Sans que je le connaisse, sans que je ne sache réellement ce qui c’était passé, bien que j’avais un pressentiment là-dessus, rien qu’en ayant écouté les paroles de ma cadette et les siennes, ne niant de toute manière en aucun cas celle de la jeune femme, au contraire même, cherchant à se faire pardonner… Se faire pardonner…

Mon regard se posa sur lui bien plus dur qu’il ne l’avait été avant. Il baissa les yeux devant moi. Il devait certainement me prendre pour un de ses amis, un de ses proches, quelqu’un qui savait peut-être même. Elle et moi savions que ce n’était pas le cas, mais je ne nierais pas même s’il me le demandait. Ce soir, j’avais décidé de revenir ici, d’être là pour elle, qu’importe mon ressentiment envers les filles de Yu Gwan Sun, alors, je serais avec elle jusqu’au bout. Y réfléchir étant étrange mais c’était pourtant clair et évident dans mon esprit. Aussi clair et évident que l’homme en face de moi n’avait plus rien à faire ici. Il avait dit ce qu’il avait à dire, elle lui avait clairement répondu. Je pris donc la parole, de manière calme, polie mais ferme, ne lui laissant aucunement la possibilité, la chance, de refuser, de contester.

« Vous devriez partir maintenant. »

Il ouvrit la bouche, mais finit par simplement faire un signe positif de la tête. Je le suivis du regard jusqu’à sa voiture, puis je le regardais lentement y monter, mettre le contact et partir. Quelques secondes passèrent avant que le bruit de son moteur est complètement disparu. D’un pas lent et silencieux, je me dirigeais vers ma moto pour en éteindre les phares, ne sachant pas réellement quelle attitude avoir avec la jeune femme, que dire ou que faire… Je mis un petit moment à m’habituer à la complète obscurité tout de même troublée par les lumières du centre ville au loin qui ne s’éteignait jamais.

J’avançais en silence vers elle et je m’accroupis à ses côtés. Doucement je posais ma main sur son épaule, simplement pour lui montrer que j’étais là, que je n’étais pas parti. Je ne trouvais pas les mots à dire. Je n’étais pas doué pour réconforter d’autres personnes, je n’avais aucune expérience dans ce domaine…

« Ça va aller. »

Pas une question mais une affirmation. Elle devait s’en persuader si elle voulait se relever. C’était comme ça que je le pensais en tout cas. Toujours se relever quand on tombe, qu’importe le temps que ça peut prendre… C’était surement plus simple quand quelqu’un nous tend la main… Je n’avais jamais eux cette chance personnellement, et quelque chose dans les paroles qu’avaient prononcé la jeune femme me disait que c’était également son cas…





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Dim 28 Nov - 7:36

Est-ce que tout ça n'était qu'un jeu de hasard ? Ou est-ce qu'on pouvait attribuer les évènements qui venaient de s'enchaîner à la fatalité ou au destin ? En tout sincérité, que ce soit l'un ou l'autre, est-ce que ça changeait quelque chose à ce que ressentait Na Ra en ce moment ? Les yeux clos, elle avait pleinement conscience de chaque similitude entre la situation actuelle et celle qui avait manqué de lui couter la vie quelques mois plutôt.
Le froid, le noir, la douleur tiraillante dans le bas de son dos et son incapacité à contrôler le bas de son corps... Il y avait bien trop de ressemblances.

Quand la voix du Sunbae résonna, la jeune fille retient son souffle, attendant d'entendre la suite des évènements. Est-ce qu'elle voulait vraiment qu'il parte ? Une toute petite partie d'elle-même espérait sans doute qu'il en serait autrement. Que les choses ne seraient pas comme elle le pensais, que ce chauffeur trouverai l'excuse qui explique pourquoi tout ça, toute ces épreuves. Ou peut-être encore qu'il aurait pu avoir une solution magique, un remède miracle à tout ça. Comme si ça pouvait exister, comme si elle pouvait être assez idiote pour croire une promesse aussi mensongère. Mais si il l'avait prononcé elle aurait voulu y croire. C'était une attente étrange. Elle voulait qu'il parte car elle ne pouvait pas s'avouer ce qu'elle espérait en réalité.
Mais il n'ajouta pas un mot. Comme la première fois, elle entendit le bruit de ses chaussures contre le béton, un rythme et un son qu'elle reconnaissait entre tous. C'était ce même bruit qui l'a réveillait parfois en pleine nuit, persuadée de l'avoir entendu une fois encore. Sauf que cette fois-ci, c'était vrai. Les bruits des pas, la poignée de la portière et son claquement. Le bruit du moteur et des roues sur la route. Pareil, tout exactement pareil. Complètement angoissant.

Na Ra aurait voulu se boucher les oreilles pour ne plus entendre ce bruit, mais elle était figée. Sa gorgée nouée était comme soudainement asséchée et ses poumons lui brulaient ; comme si elle venait de se réveiller après un cauchemar, elle avait la sensation de manquer d'air.

La main qui se posa sur son épaule rendit l'instant présent plus réel, effacent un peu, juste un peu, l'impression qu'elle avait de se faire aspirer sept mois plus tôt. Ce n'était pas le même soir, elle n'était pas blessée et ses jambes reviendraient dans les heures à venir.

« Ça va aller. »

Oui tout à fait, elle devait s'en persuader. Elle ne devait pas sombrer complètement, juste sous le nez de ce Sunbae inconnu qui en savait désormais bien plus qu'il ne l'aurai dû. Mais l'esprit de Na Ra refusa de continuer sur cette voie de réflexion. Elle n'avait pas ses jambes, elle ne contrôlait rien. Elle aller faire quoi ? Lui dire « Oui ça va » et partir en rampant ? Rester assise là toute la nuit ? Ne sachant pas vraiment pas bien ou elle en était, elle releva la tête hors de son bras. La rue était sombre, plus sombre que tout à l'heure. Il manquait un élément. Elle mit quelques secondes à trouver quoi. Les phares. Il n'y avait plus de lumière. Le virage était exactement comme avant. Et elle était exactement la même. Bloquée ici dans l'incapacité de bouger.

L'air dans sa poitrine se compressa un peu plus encore, rendant sa respiration difficile. Rapidement, elle parcourue l'obscurité tout devant. Menaçante et malveillante. La lycéenne aurait sans doute eut l'air moins perdue et affolée en face d'un ours plutôt que face à ce lieu. Elle le détestait et le craignait plus que tout. Pourquoi avait-il fallu que ce soir encore, le temps retrace le même schéma ?

Na Ra tourna son visage vers son Sunbae, serrant autant qu'elle le pouvait la lampe dans sa main au sol, tout en maintenant comme elle le pouvait son équilibre. Si elle restait ici, elle était sûre que mourir. Mourir de peur et de solitude. C'était un de ses ressentiment profond qui s'encre en vous, venant de nul par mais dont vous ne parvenez pas à vous débarrasser.
Soudainement, elle abandonna l'idée de tout faire pour le berner. En admettant même qu'elle est essayé, c'était voué à l'échec. Il n'était sûrement pas idiot et surtout pas au point de n'avoir rien compris à l'échange qui avait eut lieu. Elle avait plus envie de se battre pour lui cacher son malêtre et sa situation, ses deux là devenaient trop lourds à porter. Elle avait besoin d'aide, besoin de quelqu'un à côté d'elle. N'était-ce pas la signification de cette main sur son épaule ? Lui, il voudrait bien l'aider, n'est-ce pas ? Si elle le lui demander, il ne partirait pas comme un voleur en la laissant là, non ? Elle avait que lui a qui faire confiance à cette seconde, il était le seul à pouvoir voir sa situation.

Essayant de ravaler le dégout que lui procurait l'idée de permettre à quelqu'un de voir complètement à quel point elle était devenu nulle, un corps cassé et inutile, elle le regarda droit dans les yeux. Sa peur était complètement visible tout comme le fait que tout en ce lieu semblait la couper à vif, mise à par lui.

« Je veux partir d'ici. Je... je peux pas marcher. S'il te plait. Je veux plus être ici.... »

Sa voix n'était qu'un murmure, étouffée pour la douleur dans sa poitrine. A peine ces mots prononcés, la respiration de Na Ra s'accéléra, sa cage thoracique, se soulevant de plus un plus vite. Le fait d'avoir prononcé ses mots, c'était comme renoncer à l'idée de résister. Mais une part d'elle-même refusait d'un seul bloc son handicap. Elle n'en voulait, pas elle ne voulait pas être comme ça. Elle ne voulait plus de ces jambes qui ne lui appartenaient plus et la rendait incapable de faire tout comme avant.
Gênée, tant par ses propos que par ce début de crise, elle baissa la tête, essayant de masquer son expression en laissant ses cheveux tomber autour de son visage. Comme un voile de protection face à la seule personne à qui elle avait osé demander de l'aide.





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Lun 29 Nov - 6:17

Malgré l’obscurité, la proximité avec la jeune fille me permettait de discerner sans grand mal la panique qui traversa son regard. Instinctivement, comme si ça pouvait la rassurer – ce qui en y repensant était un peu idiot vu que je ne devais pas vraiment être la personne qu’elle souhaitait pour cela – j’exerçais une légère pression sur son épaule pour renforcer ma présence à ses côtés.

Puis enfin son regard trouva le mien. Je n’avais qu’une partie des informations, certainement pas assez pour comprendre entièrement son histoire, mais bien assez pour comprendre que ce n’était pas quelque chose qu’elle souhaitait partager avec un parfait étranger… Je décelais tout de même quelque chose dans ses yeux qui différait de ce que j’avais put déjà y voir lors de notre première rencontre. Il n’y avait plus aucune trace de provocation, de défi, elle n’allait pas me demander de la laisser seule, ni me rétorquer que tout ça n’était pas mes affaires. Non, je pouvais deviner avant même qu’elle ne prononce un mot, elle s’était résolu à accepter mon aide, aussi difficile ça semblait pour elle.

« Je veux partir d'ici. Je... je peux pas marcher. S'il te plait. Je veux plus être ici.... »

Sa voix, maquant pourtant cruellement d’intensité, en étant presque faible, inaudible, m’atteignit directement avec un sentiment que je ne pourrais expliquer. Aucun mot de ma connaissance ne pouvait décrire exactement ce que je ressentais à ce moment là. Je sentais que c’était dur pour elle de demander de l’aide, mais je ressentais également que si elle se résignait à le faire c’est qu’elle n’avait pas d’autre choix. J’aurais été quelqu’un d’autre, une personne plus ouverte, plus facilement approchable et elle quelqu’un qui m’était proche, je l’aurais certainement prise dans les bras pour la serrer contre moi… Sans même ces paroles, elle avait l’air mal, sa respiration s’accéléra, elle semblait avoir de plus en plus de mal à supporter cet endroit. J’aurais été quelqu’un d’autre, j’aurais beaucoup plus facilement pût lui venir en aide. Ma main resta simplement sur son épaule dans une légère pression supplémentaire tentant – surement sans succès – de la rassurer sur le fait que je ne partirais pas, mon regard posé sur elle, je me sentais impuissant. Dans un murmure presque aussi faible que le siens, je prononçais à sa seule intention.

« D’accord. »

Partir d’ici était la meilleure –la seule – chose à faire. Il n’y avait pas vraiment le choix des moyens pour. La faire monter sur ma moto ? Inenvisageable, elle semblait à peine capable de tenir assise, je n’allais pas tenter de la faire tenir sur un deux roues. Quelle autre option ? Je n’en voyais qu’une : un taxi. Un moyen sûr pour elle de rentrer chez elle en toute sécurité.

Sans dire un mot, j’ouvris ma veste que la fillette portait encore, pour récupérer mon portable dans la poche intérieur. Mon geste fut bref et rapide, je refermais déjà ma veste pour lui éviter d’avoir froid avant qu’elle ne puisse réagir. La majorité des personnes auraient certainement pris ça pour quelque chose de déplacé mais je ne l’avais qu’à peine effleurée. Toujours sans une parole, je composais le numéro d’un taxi auquel je demandais de venir avant de raccrocher. J’avais lâché l’épaule de la fillette au moment où j’avais récupérer mon portable, je m’assis à côté d’elle.

« Un taxi arrivera d’ici quinze minute. »

Je gardais le portable avec moi – histoire de définitivement ne pas passer pour un pervers en allant de nouveau le remettre dans la poche de ma veste. Quinze minutes encore à attendre… Cela peut sembler peu, mais en vue de la situation, j’avais peur que ce soit bien long pour elle. Je ne pouvais malheureusement rien faire de plus, je ne voyais pas comment.

« Tu peux t’appuyer sur moi si tu veux. »

Je ne savais pas à quel point son problème aux jambes pouvait être grave. Elle ne pouvait pas marcher, pouvait t’elle réellement rester assise ainsi pendant tout ce temps ? Ne l’avais-je pas trouvée allongée ? Et si même assis était difficile ?

Quelque chose vient de nouveau me perturber. La mettre dans un taxi pour la ramener chez elle c’était bien beau mais est-ce que quelqu’un serait en état de la « réceptionner » là bas ? Une gouvernante, un concierge, quelqu’un… Certainement, mais je devais en être sûr.

« Quelqu’un chez toi pourra t’aider à rentrer ? Je peux te raccompagner sinon. »









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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Lun 29 Nov - 12:06

Spoiler:
 

Durant le silence qui précéda la réponse, Na Ra s'efforça de ne pas douter. Elle ne pouvait pas douter de lui. Elle venait de lui faire confiance et douter de quelqu'un en qui elle avait confiance, c'est vraiment une réaction qu'elle aurai eut du mal à se pardonner. Il était pas partie après avoir manqué de l'avoir renversé. Il avait fait demi-tour après être parti, il était revenu. Il l'avait éloigné de cette route et il était resté à côté d'elle. Sa présence avait était comme une barrière face à la peur que représentait le chauffeur pour Na Ra.
Alors même si il semblait réfléchir à quoi faire, elle allait lui faire confiance. Il ne partirait pas en la laissant là. Et elle voulait croire qu'il ne se moquerait pas d'elle ou qu'il ne la rejetterait pas. Et sa main sur son épaule le lui confirmer. Rien que cette pression supplémentaire semblait contribuer à sa lutte contre les ténèbres environnent.

« D’accord. »

La douleur dans la poitrine de Na Ra se fit légèrement moins forte, mais sa respiration continuait de son espère de course affolée. La jeune fille releva légèrement la tête, à temps pour le voir changer de position. Se penchant vers elle, il ouvrit d'un mouvement rapide la veste, y glissa la main avant de la retirer aussi vite. Sans mot dire, Na le regarda refermer la veste. Elle n'avait pas eut le moindre réflexe. Pas pudique outre mesure, elle assumait sans problème de se promener dans tout le lycée ou en pleine rue le nombril à l'air. Par protection ? Se protéger de quoi, elle lui faisait confiance non ? Blanc ou noir, jamais de gris avec elle. Elle pouvait parler avec beaucoup de gens tout en restant joyeuse et agréable sans leur accorder la moindre confiance et au contraire, elle pouvait hurler après quelqu'un mais remettre sa vie entre ses mains sans problème. Son médecin en était l'exemple type, mais à l'époque elle n'avait pas vraiment eut le choix.
Mais l'important était là, quand elle faisait confiance à quelqu'un, elle laissait tomber tout les petites veilleuses qui seraient susceptible de s'allumer en cas de danger. Et ce Sunbae était définitivement passé du côté de ceux à qui elle ferait confiance pour tout. On peux penser que c'est idiot. Mais Na ne voyait pas à quoi pouvait bien rimer ce type de mot si on s'amusait à les nuancer.

Na Ra aperçu le portable dans sa main. C'est donc ça qu'il avait prit. Suivant son exemple, elle ne dit pas un mot, se contentant de porter discrètement sa main contre sa poitrine toujours douloureuse et appuya, espérant que sa main fera une diversion suffisante pour oublier deux secondes sa douleur.
Silencieuse, elle écouta son ainé appeler le taxi. Sans discrétion particulière, elle se concentra sur ses traits et ses paroles. Si elle ne voyait que lui, elle ne pouvait logiquement pas voir la rue. Et si elle entendait sa voix, le silence disparaissait aussi.
Heureuse d'avoir trouver un échappatoire, Na Ra ne se fit pas prier pour détailler son visage, ses gestes, ses mimiques et le son de sa voix. Peut-être que c'était du au fait qu'il représenter pour elle le seul élément différent de la première fois, le seul à ne pas figurer dans ses cauchemars, au contraire de tout le paysage environnant... Ou peut-être que c'était juste parce qu'il était rassurant, mais la respiration de Na Ra se fit moins accentuée au fur et à mesure qu'il parlait.

Quand il raccrocha pour lui annoncer que le taxi allait arriver, sa respiration était plus calme. Toujours un peu saccadé par moment, mais elle avait trouvé comment calmer ce mal.

« Tu peux t’appuyer sur moi si tu veux. »

La surprise se lu se le visage de Na Ra. Comment est-ce qu'il pouvait savoir qu'elle avait mal en restant assise ? Elle s'était pourtant appliqué à faire comme si ce n'était pas le cas... Et plus bizarre encore, il n'avait pas semblé être du genre à aimer la proximité physique à chaque fois qu'elle l'avait vu. Hm... Oui ça devait être ça, c'était par gentillesse.

Elle n'allait pas refuser. Simplement parce que maintenant que l'idée de soulager ce nerfs qui tirailler dans le bas de son dos avait fait son idée, c'était devenue quelque chose qu'elle voulait. Arrêter l'effort de se maintenir assise, rompre avec toute la pression dans son dos, ses bras, sa nuque. Ne plus avoir ses jambes était suffisant en soi, elle voulait pouvoir se reposer un instant. C'est ce qu'il lui proposait non ?
Mais dit ainsi, il entendait sûrement qu'elle pose sa tête sur son épaule... Na n'eut pas besoin de mettre en pratique pour savoir que vu la position de ses jambes, elle n'arriverait pas à juste poser sa tête contre son bras, elle perdrait l'équilibre et tomberait. Il lui fallait plus de point d'appui pour contre balancer le changement de poids. Mais si elle posait son autre main au sol, elle ne ferait que tendre l'autre côté de son corps et jongler avec les points de tiraillement...

Na Ra y réfléchissait, quand il la tira de sa réflexion.

« Quelqu’un chez toi pourra t’aider à rentrer ? Je peux te raccompagner sinon. »

Rentrer à la maison. Oui fatalement, si il appelait le taxi, elle allait rentrer. Le chauffeur était rentré et il n'y avait pas de raison pour que le cuisinier soit encore là. Et ce soir, elle avait dit à la gouvernante qu'elle pouvait prendre sa soirée pour une fois. Après tout, depuis que Na' était rentrée de l'hôpital, les soirées que la gouvernante avait eu pour elle même s'étaient comptée sur les doigts des deux mains...

Plus calme à présent, son esprit concentré sur toutes les autres choses qu'elle trouvait, Na Ra répondit juste :

« Hm non. Je laissé la gouvernante rentrer chez elle ce soir vu que je sortais. Ça lui évite de s'ennuyer si je rentre trop tard... Mais je peux essayer de me débrouiller seul si ça t'embête. »

Oui parce que la maison était très ennuyante quand on y est seul, peu importe le nombre de distractions disponibles.
Sans prévenir, Na Ra accepta la proposition faite quelques secondes plus tôt. Elle posa d'abord sa main jusque là libre au sol, s'y appuyant avec soin. Puis, en essayant de ne pas provoquer de mouvement du côté de son bassin, elle déplaça sa main gauche de l'autre côté de son corps. Tournée vers le Sunbae, elle ferma une seconde les yeux le temps d'encaisser le vertige provoqué par le pincement dans le bas de son dos. puis laissa le haut de son corps descendre et posa sa joue contre les genoux de l'homme. De cette façon, au contact du sol, son poids était reparti sur plus de point d'appuis. La jeune femme laissa échapper un léger soupir de soulagement en sentant ses muscles se détendre de partout.
Ses jambes quand à elles n'avaient quasiment pas bougées. Comme un bloc de pierre, le mouvement de bascule les avaient peut-être légèrement décalées, mais rien de maitrisé.

Ainsi allongée, Na détacha ses mains du sol pour les glisser contre sa poitrine, referma la main sur la lampe qu'elle n'avait toujours pas lâché. Elle savoura les yeux clos la chaleur contre sa joue. L'envie de remplier ses jambes pour se coucher plus confortablement, en chien de fusil mais ses dernières n'étaient définitivement pas disposées à lui obéir ce soir.
Tournant la tête pour voir le visage à qui appartenait les jambes empruntées, Na Ra sourit timidement.

« Je me suis trompée sur toi. Tu est quelqu'un de gentil. Gentil et rassurant. Je ne suis pas sûre de bien comprendre pourquoi tu est là mais j'ai envie de te faire confiance. Et aussi... Merci. Pour tout ce qui s'est passé ce soir, merci. »

Sourire timide car la peur que lui inspirait les lieux n'avait pas disparue, loin de là. La présence de cet homme était juste un par-feu suffisant pour la garder à l'écart des flammes tout autour. Et chose rare chez Na Ra, elle lui en était reconnaissante.





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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Mer 1 Déc - 9:42

Spoiler:
 

Pas de réponse à ma remarque. Peut-être avais-je tord, ou un peu plus probable, n’osait-elle finalement pas s’appuyer sur moi ? Ce n’était pas réellement surprenant en soit. Je ne dis rien.

« Hm non. Je laissé la gouvernante rentrer chez elle ce soir vu que je sortais. Ça lui évite de s'ennuyer si je rentre trop tard... Mais je peux essayer de me débrouiller seul si ça t'embête.»

Gouvernante. Pas de mention de parents, d’un quelconque membre de famille, juste un membre du personnel… Je tournais la tête vers elle, ne préférant pas poser de question supplémentaire. Etait-ce vraiment normal de n’avoir aucun parent qui l’attende chez elle ? N’en avait-elle vraiment pas ou bien ne voulait-elle pas les prévenir ? Je ne fis aucune remarque, je ne m’en octroyais pas le droit.

« Ça ne m’embête pas. »

J’étais là assit à côté d’elle, pensait-elle vraiment que de rester encore un peu avec elle, de l’aider à rentrer chez elle pouvait m’embêter ? Si ça avait été le cas, j’aurais commencé par appeler le taxi directement qu’importe si elle était ou non d’accord, je l’aurais mise dedans et je serais parti. Je me donnais beaucoup trop de responsabilité dans ce qu’il venait de ce passer pour ça. Et puis, étrangement, ça ne m’embêtait pas. C’était différent de se sentir un peu « utile » pour une fois. Car à force de rejeter tout le monde, de n’avoir aucun ami, ma vie ne se résumait qu’à aller en cours, boxer, me prendre la tête avec mes frères, ma belle-mère et mon père… Une survit plus qu’une vie. Alors que ce soir, j’étais presque utile. « Presque » parce que j’étais quand même en grande partie responsable… Si je n’avais pas failli renverser la jeune femme, serions nous là ?

Un mouvement de la fillette me coupa dans mes pensées. Elle changea de position pour finalement se retrouver la tête sur mes genoux. Je l’observais sans vraiment savoir si je devais ou non l’aider à se mettre comme elle le souhaitait, mais n’ayant aucune idée de la position dans laquelle elle se sentirait mieux, je ne bougeais pas, ni ne bronchais, restant un simple support pour elle. Finalement, elle soupira, un soupire de soulagement. Elle avait donc réellement mal dans sa position assise… Mes yeux ne la quittèrent pas jusqu’à elle tourne la tête vers moi, souriant timidement.

« Je me suis trompée sur toi. Tu es quelqu'un de gentil. Gentil et rassurant. Je ne suis pas sûre de bien comprendre pourquoi tu es là mais j'ai envie de te faire confiance. Et aussi... Merci. Pour tout ce qui s'est passé ce soir, merci. »

J’eus un bref et furtif sourire amusé en pensant à ce quelle avait dû être sa première impression de moi. Cette rencontre dans le couloir où j’avais juste été comme à mon habitude froid, rejetant tout contact avec les autres. Alors devenir pour elle gentil et rassurant, c’était étrange… Pas que je ne pensais pas l’être. Je savais qui j’étais, je savais comment j’étais, j’étais parfaitement conscient de la plupart des caractéristique de ma personnalité. Mais je savais également que la dernière fois que je m’étais montré « gentil » ou plutôt la dernière fois que je m’étais ouvert à une personne de cette école, je m’étais fait piétiner, on n’avait pas hésité à me tourner le dos, à me planter un couteau dans le dos dès que cela avait été possible. Sans compter sur le fait que même ceux que j’appréciais m’avaient sans un mot d’explication tous abandonné. J’étais encore un enfant à l’époque, alors ça me semblait atroce. Aujourd’hui j’étais assez blasé pour me dire que j’avais juste été trop naïf de croire pouvoir avoir des amis dans cette école de fou.


« Vraiment… ? »

Pas vraiment une question en réalité. Mon ton ne laisser suggérer que très légèrement et faiblement l’interrogation. En réalité je ne pensais pas être la personne rassurante que je recherchais la fillette. J’étais juste assez « humain » pour rester avec elle. Beaucoup en aurait fait de même dans le monde « normal » et non pas des riches fils et filles à papa… Voilà la différence. Au fond, le fait qu’elle me remercie, je ne le comprenais pas, ça m’amusait presque. C’était si étrange qu’une personne vienne en aide à une autre ? Dans quel monde vivait-on ? Aussi bien elle que moi. Elle ne pensait pas qu’on puisse vouloir l’aider même si on ne la connait pas ? Je passe ma vie à me dire que je ne peux faire confiance à personne… Étrange perception des autres, non ?


« J’ai rien fait qui mérite que tu me remercie… »

Un murmure. Pour elle ? Pour moi ? Il pourrait bien y avoir un dialogue de sourd entre nous sur ce point. Alors rien de plus qu’un murmure reflétant juste ma pensée. Je ne voulais pas qu’elle me remercie pour ce que j’avais fait ce soir, il n’y avait pas de quoi. A la rigueur si elle voulait vraiment me remercier qu’elle le fasse pour l’appuie que je lui apportais, là à la rigueur, je pourrais accepter son « merci ».

Un bruit de moteur se fit de plus en plus proche… Des phares apparurent enfin au bout de quelques minutes. A quelques mètres de nous s’arrêta un taxi. Un homme sortie la tête par la fenêtre, je lui fis un signe du bras pour lui indiquait qu’on arrivait.


« Accroche-toi à moi. »

Sans plus de cérémonie, je me redressais légèrement pour passer un de mes bras sous les jambes de la fillette, la relevant doucement de mon autre bras pour réussir à la soulever en même temps que je me relevais. Elle était plutôt légère donc la tâche était aisée. Le chauffeur était sorti de son taxi pour m’ouvrir la porte. Je la déposais doucement dedans, veillant à ne pas faire de mouvement trop brusque.

« Je suis le taxi en moto et je te retrouve là bas. Ça te va ? »

Je n’avais trouvé aucune autre solution, ne pouvant pas me permettre de laisser ma moto ici en plein milieux de la route. Elle n’aura qu’à donner son adresse au chauffeur et je pourrais la suivre tranquillement.







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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Mer 15 Déc - 12:12

« Vraiment… ? »

L'inconnu accueillit ses propres d'un léger sourire, qui s'éteignit encore plus vite qu'il n'était né. Si furtif que l'instant Na Ra douta presque de l'avoir aperçu. Le visage au dessus d'elle était de nouveau distant et inexpressif. « Dommage » songea t-elle presque inconsciemment, un peu malgré elle. Ce sourire mort-né lui avait donné envie de voir le vrai sourire sourire du Sunbae... Sans doute était-il beau quand il le faisait, après tout il avait des traits très bien tracés.
Mais ce qui surprit au final le plus Na Ra, c'est que cette esquisse la divertisse autant du reste du monde qui l'entourait. Ce n'était habituellement pas son genre de s'attarder ainsi pour un détail, elle préférait avancer sans vraiment faire attention à ce qui peux bien se passer autour d'elle. Alors quoi ? ... Non c'était stupide. Il y avait une explication très simple : le lieu. Elle cherchait à se le faire oublier par tout les moyens possibles et cet homme sur les jambes duquel elle avait posé sa tête était la seule personne vivante aux alentours. Oui, c'était sans doute ça.

« J’ai rien fait qui mérite que tu me remercie… »

Le visage de Na Ra afficha une légère moue de contrariété. Non pas qu'elle cherchait à la voilée. Juste que la contrariété n'était pas le sentiment qui la dominait à cet instant. Elle était perplexe. Pourquoi ne croyait-il pas ce qu'elle venait de dire ? Si elle le remerciait, c'était pas pour faire joli, croyait-il vraiment que rien de tout ce qu'il venait de faire ne valait rien ? Pas même un remerciement ?
Pourtant sans lui, la soirée se serait sans doute bien plus mal terminée. Rien ne dit que Na Ra serait parvenue jusqu'au trottoir avec que ses jambes décident qui couper tout contact nerveux avec son cerveau. En partant sur ce principe là, il restait deux scénarios possibles. Celui qu'un autre véhicule passe dans le virage et lui roule simplement dessus. Ou celui que ce soit le chauffeur de toute à l'heure le suivant. Et a choisir entre les deux, elle n'était même pas certaine de ce qui aurait été le plus désagréable. Le premier choix avait au moins pour intérêt d'être court et sans nécessité de parler.
Au lieu de tout façon, il avait.. évité de la renverser. C'est comme le verre moitié vide ou moitié plein, ce n'était juste qu'un angle de vue. Il ne l'avait donc pas renversé. Il lui avait donné de quoi être plus visible dans le noir pour éviter d'autres accidents. Au lieu d'en rester là, il était revenu, l'avait tiré du béton. Rien que tout ça, c'était énorme et le mot « merci » ne suffisait pas vraiment.

« Tu devrais pas refuser les remerciements, c'est gênant et contrariant. En plus, c'est pas tout les jours que j'en fais, tu devrais en profiter...»

Ça avait le mérite d'être sincère. Mais la nuit avala presque complètement sa phrase. Consciente au possible de tout l'environnement autour d'elle, Na Ra avait même pas la force de défendre son idée avec entêtement comme elle aurait eut tendance à le faire habituellement, jusqu'à obtenir gain de cause. Au lieu de ça elle commença sa phrase à voix basse pour la laisser se finir sur un murmure à peine audible. Elle ne fut même pas certaine qu'il l'ai entendu.

Le bruit d'un moteur de voiture raisonna encore une fois. Instinctivement, la jeune fille tendit l'oreille et diminua autant que possible le bruit de sa respiration. Son pouls s'agita mais elle parvient à rester aussi calme que possible étant donné l'état dans lequel elle s'était déjà mise quelques minutes auparavant. Elle avait l'impression que son corps était aussi tendu qu'un arc et elle craignait à tout moment de voir ses nerfs lâcher. Le moindre bruit de pneu crisant sous l'appui dans freins sur le bitume aurait sans doute suffit à descendre ses dernières barrières.
Le taxi s'arrêta pas loin et Na' prit la peine d'y jeter un coup d'œil.

« Accroche-toi à moi. »

Na Ra tourna la tête vers lui, enfin d'être certaine d'avoir bien comprit ce qu'il disait. Sa façon de se redresser était sans équivoque et Na supposa que c'était quelque chose qui ne se discutait pas. Sans mot, la jeune fille se contenta d'enrouler ses bras derrière la nuque de son Sunbae et d'essayer de ne pas le gêner dans ses mouvements.
Elle ne se préoccupa pas du chauffeur de taxi, profitant juste de sa position pour pouvoir jeter un nouveau coup d'œil au visage masculin. Silencieusement, elle l'observa l'amener sans difficulté jusque la voiture et l'y déposer avec précaution. Na' senti le sol de la voiture sous ses pieds, sans pouvoir influencer en quoi que ce soit leur positionnement ou l'appui qu'ils y prenaient. Elle essaya juste de ne pas y penser.

« Je suis le taxi en moto et je te retrouve là bas. Ça te va ? »

Na Ra ne l'avait pas quitté des yeux et hocha distraitement la tête, sentant qu'elle avait oublié quelque chose. En rapport avec la moto. Ça lui revient une demi-seconde après.

« Attends. »

Pas vraiment une demande, plus un ordre qu'autre chose. Mais dit avec tellement de spontanéité qu'il en perdait toute agressivité. La jeune fille posa sur la baquette la lampe de poche pour pouvoir libérer ses deux mains. Puis elle entreprit de retirer la veste. Elle se débattit deux secondes pour dégager le bas de la veste, coincé entre le bas de son dos & le siège du taxi, mais elle y parvient dans un temps qu'elle jugea d'elle même correct. D'un petit sourire, elle tendit sa source précédente de chaleur à son propriétaire.

« Tu en as besoin pour rouler. »

Tant pour se protéger du froid que pour limiter les dégâts en cas d'accident, elle le savait. Mais elle ne dit rien, il le savait très bien sans doute lui aussi. Elle n'ajouta pas de merci, jugeant qu'elle l'avait déjà remercier pour cela quand il la lui avait remise... Et peut-être un peu parce que ce n'était pas dans ses habitudes de remercier les gens... Encore moins quand ils venaient de refuser le merci précédent. Rancunière ? Un peu peut-être mais c'est pas comme s'il était difficile en général de se racheter auprès d'elle.


Quand la portière fut referma, Na Ra n'arriva pas à pousser le moindre soupire de soulagement. La rue inquiétante était plus distante, certes. Mais sa source de réconfort rassurante l'était également. Elle aurait préféré que le Sunbae prenne lui aussi le taxi, elle se serait senti plus tranquille. D'une voix presque absente, elle donna l'adresse au chauffeur qui venait de refermer sa portière, demandant à ce qu'il attende que la moto soit prête avant de partir.
Le trajet passa bizarrement pour Na Ra. La seule fois où elle l'avait fait dans ce sens, c'était dans l'ambulance. Pour mieux se reposer, elle s'allongea sur la banquette arrière, récupérant la lampe pour la serrer contre elle et laissant ses pieds au sol. Silencieuse, elle essaya de ne pas penser à cette fichue rue plus que de raison. Mais elle avait du mal à chercher les points lumineux qu'elle avait aperçu lors de son premier transport. Agacée, elle décida d'y couper court en fermant les yeux. Il n'y en avait pas pour longtemps de trajet, un petit quart d'heure à tout casser.

La lycéenne se laissa bercer par le roulement du taxi. Le chauffeur n'avait pas cherché à faire la conversation et c'était très bien comme ça. Elle ne pensa à grand chose, trop occupée à choisir à ce quoi elle ne devait pas penser. Ne pas penser à la rue et ne pas penser au chauffeur. Ne pas regarder les lumières dehors. Ne pas repenser au demi sourire aperçu quelques minutes auparavant et ne pas s'obstiner inutilement sur le pourquoi du refus quand à ce simple « merci ».
Ça faisait beaucoup de chose à ne pas penser et ça en devenait fatiguant. Na Ra ne pris même pas conscience de cette fatigue soudaine, pas plus que l'arrêt de la voiture et du chauffeur annonçant qu'ils étaient arrivés à l'adresse indiquée.
Ce n'est qu'à l'ouverture de la portière, sentant un courant d'air froid s'engouffrer sur ses bras et son ventre nu, que Na Ra rouvrit des yeux ensommeillés. Se redressant comme elle le pouvait, elle tendit instinctivement et naturellement les bras vers son Sunbae.





I got the master key that can unlock your heart.
My masterpiece, us two together, like a perfect tag team.

You know we are destiny, a burning love, After this a so sweet whisper
A tingling kiss, so sweet. Boy, you're my favorite ♥️


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MessageSujet: Re: Fatal corner ?   Mer 22 Déc - 6:16

La suivre en moto, lui permettre de regagner sa chambre en sécurité, c’était tout ce que je pouvais faire pour elle. C’était étrange que je souhaite être capable d’en faire plus. Au fond, qu’est-ce que je savais de cette fillette ? Qu’elle était capricieuse et autoritaire mais aussi seule, délassée et blessée. Je connaissais la solitude, et même si je m’en étais très bien accommodé dans mon quotidien, dire que ça me convenait réellement serait un mensonge. La preuve même était en mon activité « secrète ». Même si je passais mes journées seuls, je savais qu’il suffirait de brancher mon ordinateur pour me retrouver à parler avec Chae Won ou number three. Je ne suis pas vraiment du genre à parler de mes problèmes, mais bizarrement je n’avais aucun mal à le faire avec ma number one. La fillette avait-elle elle aussi quelqu’un sur qui compter ?

En temps normal, je ne pense pas que je me serais posé une telle question, mais le fait d’être ici présent comme seul personne à ses côtés – alors que je ne la connais pas – me force à me le demander. Car oui, au fond, je ne souhaite pas le cinquième de ma solitude à quelqu’un. C’est un choix que j’ai fais mais qui n’est pas toujours aisé de s’y tenir.

Je l’observais un seconde après qu’elle ait hochée la tête positivement après ma proposition. Puis après un regard au chauffeur de taxi pour m’assurer qu’il fasse bien attention à elle, je pris le chemin de ma moto. Les clefs sur le contact, je ne pris pas la peine de les chercher où que ce soit. Pas très prudent mais bon, ce n’était pas comme si j’avais eux à craindre un quelconque vol en me trouvant à peine à quelques mètres. Sa voix m’arrêta. Je me retournai vers elle, refaisant rapidement les deux pas qui me séparaient du taxi.

« Tu en as besoin pour rouler. »

Dans ses mains tendues vers moi, je reconnaissais ma veste. Je l’avais complètement oubliée celle là. Je la pris d’une main, sans quitter la jeune femme des yeux.

« Merci. Je te retrouve là bas. »

Puis j’observais le chauffeur refermer la portière avant de me rendre cette fois ci pour de bon à ma moto. Je ne savais pas combien de temps le trajet aller durer, la veste n’était pas de refus. Encore une théorie sur les filles de Yu Gwan Sun mise à mal par cette fillette ? Dans le noir, avec la certitude d’être seul, je me laissais aller à un sourire amusé. J’allais devoir arrêter de mettre tout les gosses de riches dans le même panier si ça continuait ainsi. Enfin, du moins pour ce soir, dès demain matin et le passage dans la cour commune des deux écoles, je savais pertinemment que je reviendrais à mes idées premières. Peut-être était-elle simplement une autre exception ?

Je ne les fis pas trop attendre, voyant que le taxi avait démarré mais pas commencé à avancé, je mis mon casque & mes gants, puis mis le contact. Les phares se rallumèrent indiquant au conducteur devant moi que j’étais ainsi près à partir. Il n’attendit pas d’avantage avant de prendre la route. L’air s’était bien rafraichit depuis que j’étais revenu vers la jeune femme plus tôt dans la nuit. Je pouvais à présent sentir le froid s’engouffrer malgré mes gants et ma veste, j’en avais l’habitude cependant. Ce n’était pas la première fois que je conduisais si tard. La course devait à peine venir de se finir d’ailleurs. Mais je n’y pensais pas, la seule chose que j’avais alors en tête c’était de ne pas perdre le taxi. Chose pas vraiment difficile en soit, la voiture gardait une vitesse normale voir même en dessous de la limite et était le seul autre engin présent sur la route. Le trajet ne fut pas très long mais je perdis vite la notion du temps, essayant d’avantage de repérer les lieux pour être capable de refaire le chemin inverse.

Suite ~ ♥ here





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Fatal corner ?

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